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Institutions
| 3/09/2014

Le préfet promet aux chefs d’entreprises gardois plus de « simplification »

« Les questions économiques sont au cœur de notre engagement », a assuré, hier soir, le préfet du Gard, Didier Martin, à une centaine de chefs d’entreprises gardois réunis par l’UPE 30 au Carré d’Art à Nîmes. Le représentant de l’Etat dans le Gard a déploré que le département ait « pour la première fois, fin juin, battu un sinistre record : celui du cap de 50 000 chômeurs de catégorie A ». Dans le même temps, le nombre des demandeurs d’emplois de catégories A, B et C est passé à 70 000. Le préfet s’est toutefois réjoui d’une « légère baisse du chômage des jeunes, en juillet, sur un an ». Et rappelé que 1 569 emplois d’avenir ont été signés dans le Gard, pour 270 contrats de génération.

Rappelant que le président de la République, François Hollande, avait fait de la simplification « une absolue priorité », le représentant de l’Etat a estimé que le trop plein de réglementations était « un mal français qui nous concerne tous ». Il a rappelé que l’Etat s’était déjà lancé, dans le Gard, comme partout en France, dans un processus de « clarification » de la carte des intercommunalités. « Il y a encore des marges de progrès », estime le préfet, pointant les nombreux syndicats mixtes « qui participent de la complexité administrative ambiante ». Il a appelé, dans le même temps, les dirigeants à « ne pas avoir peur de la réglementation : dans l’un de mes postes précédents, j’ai vu un chef d’entreprise me demander des réglementations supplémentaires pour protéger son entreprise d’une concurrence à bas coût de l’Asie du Sud-Est ».
« Le Gard : un très mauvais exemple »
Un discours qui n’a pas entièrement convaincu tous les chefs d’entreprises présents. L’ancien président du Medef du Gard, Jean-Marc Rouméas, dirigeant de Rouméas TP, a vertement mis en cause « la réactivité des collectivités locales et des services de l’Etat pour accueillir une entreprise ou lui permettre de se développer », estimant que le Gard était de ce point de vue « un très mauvais exemple ». Le chef d’entreprise a cité plusieurs exemples de dossiers bloqués, ou retardés, selon lui en raison de problèmes administratifs : la zone Mitra à Saint-Gilles, un projet de centre commercial à Beaucaire, ou encore FM Logistic, qui aurait, selon lui, « refusé un contrat avec L’Oréal, représentant une centaine d’emplois, parce qu’on n’a pas été capable de pouvoir offrir cinq hectares supplémentaires dans trois ans sur la zone d’activités ». Dernier exemple donné par Jean-Marc Rouméas : « Avec cinq chefs d’entreprise gardois, nous allons investir 1 M€ à Auxerre, dans l’Yonne, pour construire une usine de transformation du chanvre ». Un projet initialement prévu dans le Gard, et porteur d’une dizaine d’emplois, mais qui n’aurait pas trouvé les terrains disponibles. Rappelant que le problème lié à la loi sur l’eau à Mitra « était aujourd’hui réglé », le préfet a mis en avant des contre-exemples, pour montrer la réactivité des pouvoirs publics : « le chantier du contournement de Nîmes et Montpellier, qui est un chantier de grande ampleur représentant 5 000 emplois par an, sera livré dans les temps ». Autre exemple : celui du plan national de renouvellement urbain : « le premier a permis de réaliser 200 M€ de travaux, dont 70 M€ financés par l’Anru. Le 2e permettra d’apporter des commandes au BTP ».
Photo HF : le président de l'UPE 30, Éric Giraudier (à gauche) et le préfet du Gard Didier Martin (à droite).
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