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Aude
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Energies
| 8/11/2017

Le préfet de l’Aude autorise l'unité de traitement de nitrates d'Areva Malvési

Le préfet de l'Aude, Alain Thirion, autorise le 8/11 le projet d’usine de traitement des déchets nitratés du site d'Areva Malvési à Narbonne (conversion de l’uranium naturel), portant sur plus de 80 M€ d’investissement. Il va signer un arrêté d'autorisation à l’issue d'une longue procédure (études et consultations). Cet arrêté doit permettre à Areva de lancer les travaux de construction d'ici début 2018 (bâtiment principal « procédé » TDN : 750 m2, bâtiments annexes : 450 m2) pour une opérationnalité à l’horizon 2020 (24 mois de travaux et tests). Cet arrêté comprend des conditions d'exploitation « transparentes et plus restrictives que les textes réglementaires, en particulier en matière de rejets d'oxyde d'azote ou de composés organique volatils », indique Areva. L'ensemble du site sera soumis à un dispositif de suivi renforcé, avec des analyses de rejets réalisées par un organisme indépendant (tous les six mois). Un observatoire réunissant des personnalités ayant un rôle de surveillance et de lanceur d'alerte auprès du Coderst sera mis en place. Ce projet a pour objectif de supprimer à terme les bassins d’évaporation contenant des effluents issus des traitements des concentrés d’uranium à forte teneur en nitrate et faible radioactivité. « Cela fait plusieurs années que nous cherchons à éteindre ce passif lié au traitement des nitrates afin de réduire l'empreinte environnementale du site de Malvesi. 500 M€ ont déjà été investis sur 10 ans et le groupe a dépensé 20 M€ en R&D avant de trouver ce procédé aux États-Unis et de l'adapter au site », explique à La Lettre M Stephan Jolivet, directeur du site de Malvési. Selon lui, entre « la construction et l'exploitation sur 30 ans, ce sont près de 400 M€ engagés sur le site de Malvesi. Nous travaillons avec le bureau d'études Vinci Environnement. Les entreprises pour la réalisation du chantier seront sélectionnées fin 2017-début 2018 pour un démarrage des travaux en suivant. Les essais seront lancés fin 2019 pour un site opérationnel en 2020. » L’usine de traitement qui sera implantée au nord du site sera réalisée par la société américaine Studsvick (solution brevetée Thor par dénitratation thermique, traitement 18.000 m3/an). Seront produits des résidus gazeux propres et solides qui seront envoyés sur un site de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). L’usine devrait créer environ 25 emplois.

 

 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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