Le port de Sète en augmentation de 6 % en 2011

Marc Chevallier, président de l’EPR Port de Sète Sud de France, a annoncé jeudi soir au terminal croisières, lors de la présentation de ses vœux à la communauté portuaire, une progression du trafic de 6 % en 2011. « Nous passons de 3,4 millions de tonnes à 3,6 millions de tonnes. C’est la conséquence de tous les investissements réalisés sur notre port Sète Frontignan », a-t-il déclaré aux côtés de Christian Bourquin, président de la Région L.-R., propriétaire du port. En 2012, Marc Chevallier « espère » atteindre 3,9 millions de tonnes, malgré la conjoncture délicate.
« En 2011, nous constatons une très nette progression des trafics de marchandises diverses grâce notamment aux trafics conteneurs, des véhicules (85 206 véhicules opérés), du bétail (235 000 têtes), un maintien des vracs solides, ce qui a permis de compenser très largement la légère diminution des vracs liquides. En 2011, nous avons passé le cap des 1 000 navires, avec très exactement 1 073 escales comparé à 936 en 2010. Le nombre de passagers à bord des car ferries sur le Maroc s’est réduit du fait des problèmes techniques et financiers rencontrés par l’armement marocain. Ces difficultés ont laissé au port de Barcelone l’opportunité d’une concurrence facile. »
Autres avatars rencontrés par le port de Sète en 2011 : la liquidation, pendant l’été, de l’exportateur israélien de fruits et légumes Agrexco, qui devait être le principal client du nouveau terminal fruitier (25 000 m2), réalisé par GF Group et exploité par RTS ; le ralentissement du projet de base logistique à Poussan, « indispensable à la croissance du port », après la découverte d’une espèce protégée.
En 2012, conjoncture difficile mais maintien des investissements
2012 s’annonce « difficile », n’a pas caché Marc Chevallier. « La crise est là et certains trafics se réduisent. La saisie des navires Comarit et Comanav a stoppé brutalement les rotations sur le Maroc. Nous attendons impatiemment des informations dans l’espoir d’une reprise rapide, puis de l’arrivée de nouveaux armateurs. Le départ, en février, de la ligne Medcaraibes (conteneurs) pour des questions commerciales et de taille de navires est aussi une déception. Il importe de trouver rapidement une autre ligne. » Fin 2012, Sète devrait être fixé sur son projet d’autoroute de la mer, porté avec les ports de Melilla et de Carthagène, et suspendu à la décision de Bruxelles. En 2012, l’EPR Port de Sète Sud de France investira 23 M€ sur la plateforme (12 M€ en 2011).
La Région L.-R. lance de son côté deux chantiers majeurs : construction du quai H (467 mètres de long), pour 50 M€. Ce quai accueillera à partir de 2014 un trafic conteneurs. Une nouvelle gare maritime, prévue à l’horizon 2015, représentant un investissement de 65 M€.
« La bataille du port se gagne d’abord à terre », a rappelé Christian Bourquin. Le projet de base logistique à Poussan, sur 80 ha, est retardé par le découverte sur le site d’une espèce protégée. « La proximité de bases arrières mettra à disposition des industriels et logisticiens des zones, leur permettant de dépoter, préparer, transformer des produits importés ou exportés par notre port. C’est dire l’enjeu de ces espaces à Frontignan (où un parc régional d’activités économiques est en projet, NDLR) et à Poussan. »
Repositionnement haut de gamme
« La croisière, fer de lance des ambitions touristiques régionales, a connu une forte progression. Le club des croisières appuyé par le CRT (Comité régional du Tourisme) a rencontré un grand succès avec l’organisation de l’assemblée générale de Medcruise au mois d’octobre. Cet événement a largement contribué à asseoir auprès des armateurs, des ports et de la presse internationale, l’image du port, de la ville, de l’agglomération et de la région (…) La plaisance et les canaux dont nous avons repris la gestion début 2011 ont fait l’objet d’une réorganisation et de mise aux normes. Le développement de la plaisance est programmé sur la zone Zifmar, pour laquelle nous avons lancé une étude de contrat de partenariat. »
Marc Chevallier a par ailleurs annoncé l’arrivée imminente « d’un responsable environnemental du port ».










