Le Pompon chic : quand le petit commerce tient grâce aux réseaux sociaux
Déjà affaiblis par le premier confinement, les petits commerces indépendants doivent faire preuve d’ingéniosité pour faire face à la nouvelle fermeture. C’est le cas d’Aline Couturaud, gérante de trois magasins* de prêt-à-porter, chaussures et mercerie à Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) et Castelnaudary (Aude). « J’ai réussi à sortir du premier confinement sans dette. Ce deuxième confinement est plus violent encore… J’espère pouvoir payer mes fournisseurs et mes salariés. Pour moi, je n’y compte même pas », confie à La Lettre M la cheffe d’entreprise.
Lors du premier confinement, l'une de ses boutiques – celle qui combine prêt-à-porter et mercerie à Villefranche-de-Lauragais – avait assez rapidement pu rouvrir ses portes. « À cette période, on était en pénurie de masques, la demande en élastique et tissus pour fabriquer des masques lavables a vite explosé. J’ai moi-même cousu et vendu 800 masques ! », se souvient Aline Couturaud.
Le click and collect avant de venir au e-commerce
Pour ce deuxième confinement, la gérante doit se montrer créative pour maintenir ses ventes. « Heureusement, j’ai créé du lien avec mes clients via les réseaux sociaux pendant le premier confinement, et celui-ci se renforce encore. La partie mercerie est toujours ouverte, mais pas le prêt-à-porter », précise Aline Couturaud. Pour faire face au problème, la gérante prend en photo ses articles et les propose à la vente sur les réseaux sociaux. Les clients peuvent commander par e-mail ou par téléphone et venir récupérer les commandes : une sorte de click and collect. « C’est un travail énorme et épuisant ! En fait, je travaille bien plus que lorsque la boutique est ouverte », reconnaît-elle.
Aline Couturaud, qui avait envisagé avant même le premier confinement d’ouvrir un site de e-commerce, a donc décidé d’accélérer le mouvement. « Autant, lors du premier confinement, les gens avaient le temps de regarder les réseaux sociaux et mon blog et de m’envoyer des mails pour passer commande, autant aujourd’hui, je sens qu’ils préféreraient commander directement sur un site marchand », précise-t-elle. Son site est en cours de finalisation, bien qu’il reste quelques problématiques à régler quant au logiciel de caisse. « J’espère pouvoir lancer le site au mois de décembre, ou au plus tard en janvier », conclut-elle.
* Le Pompon chic et 1000 et une petites choses à Villefranche-de-Lauragais, Le Pompon chic Castelnaudary, Villefranche (5 salariés à temps partiel au total).










