Le pôle métropolitain se précise
Pour peser face à Toulouse, Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole, est en train de créer un pôle métropolitain, fédérant une trentaine d’intercommunalités situées entre Alès (Gard) et Narbonne (Aude). « En neuf mois, j’ai rencontré 800 maires », répète-t-il à l’envi. Ce pôle sera présenté « en février ou mars ». Il est « une instance politique, en aucun cas une nouvelle strate dans le mille-feuilles des collectivités ». Le but est de favoriser les financements croisés, rationaliser les actions de développement économique, en finir avec les guerres de clochers et faire un contrepoids, à l’est de la future grande région, face au « géant » toulousain. Quelques exemples concrets : le participations croisées de l’agglomération de Nîmes dans le financement de la gare nouvelle de Montpellier (2017), et de Montpellier dans celle de Nîmes-Manduel (2019). Dans le domaine culturel, « on réfléchit à une grande exposition d’art contemporain qui se déploie à la fois sur le Musée Fabre à Montpellier, sur le Miam à Sète et au musée Fleury à Lodève, pour créer un itinéraire ». Ou encore, « avec le Vigan, on met en place un marché des Cévennes sur le place de la Comédie à Montpellier. Les producteurs pourront proposer leurs produits. C’est un soutien immédiat à la production locale, à l’agriculture et à l’élevage. » Pour les liaisons internationales, les aéroports de Béziers, Montpellier et Nîmes vont faire la chasse au doublon de destinations. Des territoires en demande de formations spécifiques pourraient les recevoir, « comme la mécanique, la viticulture et le tourisme dans le Biterrois et le Narbonnais », explique Frédéric Lacas, président de Béziers Méditerranée.










