Le PDG d'Actia Group plaide pour un plus grand soutien à l'industrie
« L'industrie est comme l’agriculture à une époque : elle est en train d’être perdue de vue par les politiques », déplore Jean-Louis Pech, PDG d’Actia Group, le 31 mars à l’occasion de la visite dans son usine de Colomiers du nouveau DG de Business France, Laurent Saint-Martin. L’entreprise (3 730 salariés dont 1 000 en Occitanie), implantée dans 16 pays – et bientôt en Égypte – commercialise ses cartes électroniques dans le monde entier et réalise plus de 60 % de son CA (500 M€ en 2022) à l’export. « Depuis 2020, nous avons obtenu 5 M€ d’aides pour nous développer. C’est bien, mais c’est à mettre en parallèle avec les 80 M€ que nous investissons en R&D chaque année pour rester compétitifs », rappelle Jean-Louis Pech.
« Si le solde commercial de la France est si dégradé, c’est effectivement en partie à cause de la désindustrialisation que l’on a connue pendant 30 ans, admet de son côté Laurent Saint-Martin. Mais aujourd’hui, nous sommes sur la bonne voie, il nous faut viser des centaines, voire des milliers d’entreprises comme Actia partout en France ». Selon le DG de Business France, qui accompagner les entreprises françaises pour se développer à l’export, via notamment la Team France Export dont Actia est ambassadrice, « viser l’international ne se résume pas à vendre à l’étranger ou à s’y implanter. Il y a bien plus à faire, notamment y développer des partenariats technologiques ou y mener des opérations de croissance externe ». Un levier déjà activé chez Actia, qui s’est agrandie « entre 1986 et 2004 par une à trois acquisitions par an », rappelle Catherine Mallet, DG déléguée d’Actia Group. La société a par ailleurs créé dernièrement deux filiales au Japon et en Inde.











