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Infrastructures
| 23/05/2013

Le méga-chantier du CNM inaugure sa base travaux

Oc’Via a inauguré, cet après-midi, à Générac, près de Nîmes, la base travaux du Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, donnant le coup d’envoi officiel d’un chantier de 1,5 milliards d’euros (hors gares), qui mobilisera quelque 1 500 personnes jusqu’en 2017. Soit « le plus grand chantier du Sud de la France » selon le président du conseil régional, Christian Bourquin. La base abrite pour l’instant 3 000 m2 de bureaux, « qui accueilleront bientôt près de 300 collaborateurs », a expliqué le directeur général d’Oc’Via, Thierry Parizot, devant les nombreux élus et officiels présents, abrités d’un violent mistral par une tente provisoire. Par la suite, elle accueillera la base logistique pour les terrassements, celle pour les ouvrages d’art, la base des équipements ferroviaires et la base de maintenance. « Selon nos prévisions, nous devrions démarrer les premiers travaux préparatoires dans l’Hérault courant septembre et les travaux de génie civil et de terrassement sur l’ensemble de la ligne fin 2013 », a annoncé Thierry Parizot. Un premier ouvrage a déjà été livré : le siphon du canal de Campagne à Garons, pour le compte de BRL. « Ces travaux sont pour nous l’occasion de conclure les premiers marchés avec les entreprises régionales de travaux publics », s’est félicité Thierry Parizot, citant SCAM, Rouméas, Touja ou Sotranasa. De quoi regonfler des carnets de commandes qui « commencent à souffrir du repli de l’activité dans ce secteur ». Il a ajouté que 70 % des acquisitions foncières étaient réalisées à fin avril, « toutes à l’amiable à ce jour ». Les dossiers lois sur l’eau sont lancés, ou vont l’être, pour l’Hérault, le Gard et le Vidourle. Par ailleurs, deux avis favorables ont été rendus par le Conseil national de la protection de la nature. « Il nous faut trouver environ 1 700 ha, soit l’équivalent de deux fois l’emprise de la ligne, pour compenser les impacts que nous n’avons pu éviter ou réduire » sur une centaine d’espèces protégées.

Et demain Montpellier-Perpignan
Les élus représentant les collectivités cofinançant le projet, qui se sont succédés à la tribune, se sont félicités des marchés prévus pour les entreprises locales (20 %) et du pourcentage d’heures de travaux réservés à l’insertion (7 %). « On pourrait aller jusqu’à 10 %, comme pour le tramway de Montpellier », a souhaité Christophe Morales, vice-président de l’Agglo de Montpellier. « Nous allons créer le chemin de fer du troisième millénaire », a lancé, lyrique, le président du conseil général, Damien Alary. « Demain, c’est le chantier de Nîmes-Manduel qui nous réunira », a assuré pour sa part le maire et président de l’Agglo de Nîmes-Métropole, Jean-Paul Fournier, qui a réaffirmé la condition « sine qua non » d’une gare TGV à Manduel pour participer financièrement au projet. Son homologue du conseil général, Damien Alary, n’a pas rappelé, publiquement, son opposition à cette « gare betterave » qu’il refuse de financer. Quant au président de la Région, Christian Bourquin, il ne « veut pas s’immiscer dans ce débat gardo-gardois », tandis qu’il participera financièrement à la gare TGV de Montpellier. « Nous nous retrouverons en décembre 2017 pour le lancement de la ligne », a assuré l’élu. Pour qui, cependant, « la première étape est lancée, mais elle n’a pas de sens sans la deuxième étape, celle de la ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan ». Regrettant la faible participation de l’Europe sur le CNM, l’élu espère « qu’elle se réserve pour aller à fond sur la ligne Montpellier-Perpignan ! »
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