Le marché du logement neuf atteint un nouveau point bas en Occitanie Méditerranée
« L’année 2024 s’inscrit dans la poursuite du cycle baissier entamé en 2020 et la région n'échappe pas à la double crise de l'offre et de la demande », résume Thierry Iacazio, président de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Occitanie Méditerranée, le 6 mars lors de la présentation des chiffres clés du marché du logement neuf en 2024 en ex-Languedoc-Roussillon. Premier constat : les mises en vente ont reculé de 19 % sur un an, avec 2 759 logements comptabilisés. « La baisse atteint 46 % par rapport à 2022, souligne le représentant des professionnels. Dans les conditions actuelles du marché, les promoteurs peinent à introduire de nouveaux programmes et restent prudents. »
Crise profonde
Côté ventes, ces dernières ont progressé de 7 % par rapport à 2023 avec un total de 3 550 logements neufs commercialisés. « Un frémissement qui s’explique par la progression des réservations réalisées auprès d’investisseurs Pinel dû à l’arrêt du dispositif fin 2024 et en accession aidée », poursuit Thierry Iacazio. Par secteur géographique, les mises en vente ont baissé de 16 % au sein de la métropole de Montpellier, avec un total de 840 logements. À l’inverse, les ventes progressent de 16 % dans la capitale héraultaise. Dans le Biterrois, les ventes ont augmenté de 60 %, « portées par les investisseurs en Pinel. » Constat identique dans l’Aude au sein de l’aire narbonnaise. À l’opposé, les marchés sont en baisse à Nîmes (30), Sète (34) et Perpignan (66). Enfin, en Occitanie Méditerranée, les prix de vente dans le collectif diminuent par rapport à 2023 avec un prix moyen de 4 650 € TTC/m2, contre 4 980 € TTC/m2 un an plus tôt. « Le secteur de la promotion immobilière est particulièrement impacté au sein de l’Occitanie Méditerranée et de son marché leader, Montpellier, commente Thierry Iacazio. Par effet domino, ces effets négatifs vont se propager aux autres acteurs de la chaîne, notamment le secteur du bâtiment, qui se prépare à des années difficiles. » Le président de la FPI Occitanie Méditerranée évoque les difficultés rencontrées par les promoteurs confrontés à la raréfaction du foncier, à la baisse de la délivrance des permis de construire ou à la hausse des coûts de construction. Conséquence, les professionnels abandonnent certaines opérations avant leur lancement faute de visibilité financière et commerciale : « Près de 25 % des projets sont retirés du marché faute d'acquéreurs ou parce que l'équilibre financier n'est pas assuré. »











