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| 24/09/2015

Le maire de Toulouse déploie ses grands projets devant les investisseurs parisiens

« La carte de l’excellence toulousaine ne s’applique pas qu’à l’aéronautique et à l’espace », a proclamé le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, ce matin, devant une centaine d’investisseurs nationaux réunis dans un salon feutré du Salon des arts et métiers, à Paris, à l’invitation du conseil en immobilier d’entreprise CBRE. L’élu et ses collaborateurs ont choisi, pour le démontrer, de mettre en valeur trois grands projets de développement du grand Toulouse : l’Oncopole, Toulouse Montaudran Aérospace et Toulouse Euro Sud Ouest. Précisant, à la demande de la salle, le phasage des opérations.

• L’Oncopole, projet phare du pôle Cancer-Bio-Santé, représente « 320 000 m2 de capacité immobilière avec une vraie dynamique » et « 1,2 Md€ d’investissement public et privé déjà fléchés », explique Jean-Luc Moudenc. Soulignant qu’il a fallu dix ans entre la naissance du projet et l’accueil des premiers malades sur le site, en 2014, Benjamin Gandouet, directeur de l’association Oncopole Toulouse, ne se risque pas à donner un calendrier. Mais souligne la récente « simplification de la gouvernance ». Et précise que « nous avons créé un guichet unique d’admission des prospects que vous pourriez nous faire rencontrer afin d’instruire les permis le plus vite possible ».

• Toulouse Montaudran Aérospace : Avec ce projet, Toulouse veut « construire une identité nouvelle », assure Jean-Luc Moudenc. « Vitrine du pôle de compétitivité Aerospace Valley, qui nous réunit avec l’Aquitaine », le projet, qui a commencé par l’ouverture des premiers centres de recherche en 2014, verra « son campus scientifique dans sa partie universitaire et recherche totalement bouclé en 2017 ». « 190 000 m2 de tertiaire » sont encore disponibles sur les 56 ha du projet, rappelle l’élu. Pour Emmanuel de Séverac, directeur général délégué de la Sem d'aménagement de Toulouse, Oppidea, « la campagne de promotion et d’appel aux utilisateurs est en train de commencer ». Selon lui, « l’ensemble des parcelles sera viabilisé d’ici à 2020 », les premières livraisons ayant lieu « entre 2018 et 2020 ».

• Toulouse EuroSudOuest : un pôle d’échange multimodal et projet urbain mêlant bureaux, commerces et logements autour de la gare de Matabiau. « Nous avons décidé de lancer ce projet sans attendre l’arrivée de la LGV » à l’horizon 2024, se félicite le maire de Toulouse. « Avec cette opération d’au moins 300 000 m2, nous allons agrandir l’hyper-centre de Toulouse », ajoute l’élu. Selon Alain Gares, directeur général d’Europolia, « le calendrier de livraison des terrains est en train d’être fixé avec la SNCF », propriétaire des terrains, avec qui « les négociations ne sont pas toujours faciles ». Pour la première opération, « de l’ordre de 20 000 m2 », le terrain « serait mis à disposition en 2017 » pour une livraison « en 2019 ». Ensuite, la Métropole envisage de livrer « de 2017 à 2020 un potentiel à construire de 100 000 m2 pour une livraison jusqu’en 2022 », puis autant entre 2020 et 2025, et entre 2025 et 2030. Soit « 20 000 m2 par an, ce qui est compatible avec le marché toulousain et la demande d’opérations en centre-ville ».

« Avec ces trois opérations emblématiques, je crois que nous avons les atours nécessaires pour répondre à la carence identifiée par CBRE », assure le maire de Toulouse : « l’incapacité à offrir au marché des bureaux neufs significatifs avec des grandes surfaces ».

Pénurie totale en centre-ville

 

Une carence soulignée, en préambule, par la directrice de CBRE à Toulouse, Michèle Bellan : l’offre à Toulouse est « importante », mais « constituée à 90 % d’immeubles anciens, majoritairement des années 80, avec des petits immeubles offrant des petites surfaces, des petits plateaux très énergivores ». L’offre de locaux neufs « ne correspond pas aux demandes », et « la pénurie est totale dans le centre-ville : une société qui veut s’installer dans le centre et cherche 1 000 m2 et plus n’a pas d’offre ». Elle constate par ailleurs « un bon maintien de la demande » sur le 1er semestre 2015, avec 69 450 m2, 36 000 m2 de la demande placée étant réalisée par trois grosses transactions de plus de 10 000 m2, Thalès, Airbus Group et le rectorat. Concernant l’offre future, c’est « le retour du blanc », avec le lancement de deux immeubles en blanc : l’un, Elypsis, dans le centre-ville (9 600 m2). L’autre à Blagnac, près de l’aéroport, sur 15 000 m2, avec le lancement d’un premier immeuble de 6 667 m2. 15 000 m2 de nouveaux locaux seront disponibles à fin 2017, 68 672 m2 d’offres probables ayant obtenu leur permis de construire attendant leur pré-commercialisation.

Henri Frasque
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