Fil infos

Hérault
|
BTP
| 28/11/2017

Le lean construction : la chasse au gaspi pour plus de compétitivité

Gagner du temps, créer de la valeur ajoutée, accroître son offre de service, améliorer ses délais de livraison pour satisfaire le client et gagner en compétitivité tout en valorisant le travail des équipes, c’est en résumé le résultat de la mise en œuvre du lean construction, apprend-t-on lors de l’afterwork organisé le 23/11 à Castries par le groupe Sanithermic (président : Philippe Toulon, Castries-34, 60 salariés). Ce concept est inspiré des méthodes organisationnelles de production appliquées par Toyota. « Le Lean est une approche qui permet aux entreprises, quelle que soit leur taille, de penser leur organisation en amont pour lutter contre le gaspillage (temps, matériaux,…) afin de dégager de la valeur ajoutée et d’accroître la satisfaction client, explique Sébastien Toulon, consultant chez AMCO Performance (Castries, 34) devant une cinquantaine de professionnels et de jeunes apprentis. Inscrit dans le cadre d’une amélioration continue, le Lean s’applique autant sur les chantiers, les dépôts, les services administratifs,… On parle de méthode 5 S : débarrasser, ranger, nettoyer, standardiser et maintenir. Les résultats montrent que le temps de fabrication et le taux de défauts sont divisés par deux et donc source de profits. »

Des témoignages d’entreprises ont permis d’illustrer l’intérêt et les applications du lean lors de cet afterwork animé par Julien Amiano, délégué régional des Compagnons du devoir (Baillargues, 34) qui s’implique dans cette approche métier et managériale. Chez Sanithermic le Lean est abordé à travers le prisme du BIM (maquette numérique) pour « une amélioration continue » de la production. « Face à l’évolution des produits, du marché et des clientsle lean s’est imposé à nous dans les ateliers comme dans les fonctions administratives, explique Olivier Roussy responsable chez Atlantic, spécialisé dans le génie climatique et le confort thermique (siège à La Roche-sur-Yon, 6.500 salariés, CA : 1,5 Md€). Nous nous sommes engagés dans une voie d’amélioration qui remet l’homme au cœur du dispositif. Un groupe autonome de progrès a été créé pour soumettre des idées d’amélioration et les réaliser. Il nous faut encore améliorer la supply chain, les délais fournisseurs et travailler sur des plannings collaboratifs ».

Chez le distributeur Rexel (matériel électrique, EnR, siège à Paris, CA :13,2 Md€), « le lean nous a permis de passer du métier de grossiste à celui de distributeur de solutions. Nos méthodes de travail et notre fonctionnement ont été revus. Nous avons implanté des bases logistiques, comme à Toulouse, afin d’être plus près du client et dans l’opérationnalité », souligne Denis Lantenois, responsable déploiement génie climatique/EnR.

Chez Bouygues Bâtiment Sud Est, Benoît Marchot chef de groupe de travaux à Montpellier « le lean a d’abord été développé sur les chantiers de grande hauteur pour la sécurité. La réflexion a été portée sur l’anticipation dans la réalisation de nos chantiers à travers l’ordonnancement des corps de métiers. »

Le lean s’applique à tous les secteurs. Pour la chaine de restauration rapide Mc Donald’s, « le lean est dicté par le client, souligne William Roques, gérants de restaurants. Tout le monde fait du burger même la restauration traditionnelle ! Les bornes de commandes sont ainsi apparues pour améliorer l’efficacité de la plateforme de production et nous avons développé sans hausse de prix le « make for you » (la commande enclenche la production NDLR). Le résultat est concret : moins de perte de production, une gamme élargie, une qualité produit et un confort de travail pour les équipes. Pour demain ? On pense déjà à personnaliser le produit ! »

 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie