Le Groupement régional de santé publique aborde l’arrivée de l’ARS
Le Groupement régional de santé publique (GRSP) a réuni ce mardi 9 juin au Corum de Montpellier 250 représentants de la prévention et de la santé (institutionnels, professionnels, associations...) alors que le Sénat vient d’adopter le 5 juin la « petite loi » de la réforme Hôpital, Patients, Santé et Territoires. La loi Bachelot, ou HPST, concerne l’hôpital, l’accès aux soins et l’organisation territoriale du système de santé. Elle va maintenant passer en commission paritaire mixte Assemblée nationale-Sénat.
Alain Corvez, directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation du Languedoc-Roussillon, Gilles Cazaux, directeur de l’Urcam, et le professeur Henri Pujol, président de la Conférence régionale de santé, ont donné leur point de vue sur les futures 26 Agences régionales de Santé (ARS) prévues par la loi, destinées à « décloisonner » l’hôpital, la médecine de ville et le secteur médico-social.
Pascal Rigaux, le directeur régional des affaires sanitaires et sociales (Drass), a lancé le débat en ces termes : « Nous avons un point commun : nous allons tous disparaître dans les mois qui viennent, au profit d’une fusion dans l’ARS. » Gilles Cazaux, directeur de l’Urcam, a rappelé que « le principe de l’ARS était souhaité depuis longtemps ». Il a souligné l’importance des contrats que la future ARS et l’assurance-maladie auront à nouer. Pour Alain Corvez, directeur de l’ARH : « La réforme est une question d’organisation, de gouvernance, de pilotage unique. Globalement, à la rentrée, nous serons dedans. Un écueil majeur sera de ne pas faire de l’administratif, en nous focalisant sur les changements de statuts, de fonctions, de locaux, voire de régions... Il ne faut pas que la donne médico-économique - l’œil de Bercy- et le contexte de la RGPP transforme l’ARS en machine à faire des économies. » Les directeurs des ARS seront nommés par le gouvernement une fois la loi HPST adoptée. Les ministères chargés de la santé et de la solidarité ont d’ailleurs passé une offre d’emploi en janvier 2009 pour trouver « les directeurs généraux des futures ARS ».










