Le Gard offre plus de 56 % à Nicolas Sarkozy
« Nous sommes au-dessus des chiffres nationaux ! Tout commence maintenant ! » Vers 20 h 30, le maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier a bondi sur une plateforme pour haranguer les 1 000 personnes en liesse rassemblées devant le siège du parti majoritaire, avenue Carnot. Nîmes a offert 54,50 % à Nicolas Sarkozy. C’est moins que sur l’ensemble du Gard où l’ancien ministre de l’Intérieur culmine à 56,12 %, ou que sur Bagnols-sur-Cèze, où il affiche 55,66 %. Mais c’est plus qu’à Alès, où le candidat de droite rassemble 50,70 % des suffrages exprimés.De son côté, le président socialiste du conseil général, Damien Alary, partisan de Dominique Strauss-Kahn, tire d’ores et déjà les leçons de l’échec de Ségolène Royal : \"Notre programme était flou. Nous aurions dû être plus clairs sur l’immigration et les valeurs du travail. Il ne faudra pas que Ségolène Royal mène seule la campagne des législatives, mais qu’elle entende les messages de Dominique Strauss-Kahn et Jacques Delors\".Grand chelem en vue pour les législativesNicolas Sarkozy est en tête dans les 5 circonscriptions du Gard : haut la main dans la 1e (56,90 %, sortant : Yvan Lachaud, UDF), la 2e (60,76 %, sortant : Etienne Mourrut, UMP), la 3e (58,62 %, sortant : Jean-Marc Roubaud, UMP), d’un courte tête dans la 4e (51,74 %, sortant : Max Roustan, UMP) et la 5e. Dans cette dernière, représentée par le socialiste William Dumas, Nicolas Sarkozy mène par 50,77 % des voix. \"Nous sommes battus dans plusieurs cantons, dont ceux de Trèves, Lédignan et Saint-Mamert\", analyse Damien Alary, qui reconnaît que garder cette circonscription s’annonce \"délicat\". La sortant William Dumas espère, lui, que \"l’équation personnelle\" jouera en sa faveur.Guerre des droites dans la 1eAutre circonscription à enjeu : la 1e, aux mains du député Yvan Lachaud. Malgré le ralliement du 1er adjoint UDF de la Ville de Nîmes, qui a déclaré \"voter Nicolas Sarkozy à titre personnel\", le candidat UMP, et 3e adjoint, Franck Proust, n’entend pas se retirer de la course. D’autant moins qu’à peine Nicolas Sarkozy élu, Jean-Paul Fournier s’est empressé de s’afficher avec son adjoint au développement économique, et de soutenir à nouveau sa candidature. \"La vie politique n’est pas une partie de poker menteur, on ne peut pas changer de camp en permanence, être avec François Bayrou quand il est haut dans les sondages et revenir avec Nicolas Sarkozy quand il gagne\", raille Franck Proust. Qui assure qu’il se présentera \"quoi qu’il arrive\".La gauche espère profiter de cette guerre intestine au sein de la majorité municipale pour tirer les marrons du feu au profit de sa candidate, Françoise Dumas. \"Elle peut l’emporter dans une triangulaire ou une quadrangulaire\", veut croire Damien Alary.Enfin, c’est aussi à noter : Damien Alary a indiqué publiquement hier qu’il ne serait pas candidat aux prochaines élections municipales à Nîmes.










