Le conseil général du Gard et la ville de Sérignan figurent parmi les neuf lauréats de l’appel à projets national « ports de plaisance exemplaires 2011 » lancé par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement pour soutenir financièrement les collectivités territoriales dont le projet d’extension de port de plaisance est compatible avec une exigence de développement durable. Les projets peuvent concerner aussi bien l’extension physique du port que la gestion des places ou le développement des services mis à disposition. À la clé, un financement de l’État pour la réalisation d’études techniques, environnementales, économiques et urbaines préalables dans le cadre du « Grenelle de la mer ». La dotation de l’État s’élève à 650 000 euros par an sur trois ans (1,7 M€ au total). C’est la troisième année pour cet appel à projets et aucun lauréat régional n’avait figuré sur les listes 2010 et 2009.
. Conseil général du Gard : projet de développement nautique fluvio-maritime
Selon le ministère, le projet est une démarche exemplaire de développement autour de la plaisance sur le bassin de navigation du Gard, en assurant des synergies entre les ports de mer et les ports et haltes du canal du Rhône à Sète. Il propose le réaménagement d'installations fluviales existantes afin d’accroître la capacité d'accueil et d'offres de service aux plaisanciers : à terme, il devrait offrir 1 590 places aux plaisanciers tant maritimes que fluviaux, au lieu de 690 actuellement. Le respect des sites naturels fréquentés par les plaisanciers, intégré dans le projet, devrait permettre à la future zone portuaire d’obtenir le label « Port propres ».
. Sérignan : réaménagement du Port Sérignan avec la création d'un port à sec
Développer la capacité d'accueil afin de répondre aux besoins du bassin de navigation, réduire les mouillages sauvages et minimiser les impacts sur l'environnement sont les trois leitmotivs. Le projet propose, sur un site proche de la mer, la création d’un port à sec de 450 places, le réaménagement du port actuel en augmentant la capacité d’accueil de 400 places (350 aujourd’hui), la construction d’une aire de carénage permettant de filtrer l’eau ayant servi à nettoyer les bateaux et d’une nouvelle capitainerie aux normes environnementales. La structure enveloppant le port à sec proposera des façades végétalisées, et des panneaux photovoltaïques seront intégrés au bâtiment. Ce projet, indique le ministère, offre l’avantage de répondre au besoin de places maritimes sans avoir à créer de nouvelles infrastructures sur le littoral, ni à toucher au trait de côte.
Selon le ministère, il faudrait 54 000 places supplémentaires sur l’ensemble du littoral, soit près d’un tiers de la capacité d’accueil actuelle. Or, 100 places de port génèrent 1 emploi direct et 10 emplois à l’échelle régionale et nationale. Les résultats dévoilés de 23 août sont ceux du 3e et dernier appel à projets de la série « Ports de plaisance exemplaires ». Au total, seront créées à terme 13 000 places supplémentaires.