Le chiffre d'affaires semestriel du fournisseur d’électricité alternatif montpelliérain Mint en forte baisse
Le chiffre d’affaires semestriel du fournisseur alternatif d’énergie montpelliérain Mint (ex-Budget Telecom) ressort à 55 M€, contre 81,9 M€ au premier semestre 2022, « en baisse sensible de 33 % », indique l’opérateur le 17 octobre. Un recul lié au « départ d’un nombre important de clients en 2022 en lien avec la crise historique des marchés de l’énergie, précise l’entreprise (40 salariés) cotée sur Euronext et dirigée par Kaled Zourray. Le résultat net du semestre s’établit à 15 M€ (- 4,7 M€ au 30 juin 2022). Les mois à venir vont nous permettre de poursuivre la transformation enclenchée en vue de s’adapter à une transformation en profondeur du secteur. » À l'inverse, son résultat net ressort à 15,1 M€ (- 4,6 M€ au S1 2022).
Dans le viseur de la CRE
Dans ce contexte de « reconfiguration profonde du marché de l’énergie », Mint mise sur la conquête de nouveaux clients particuliers et le développement d’offres dédiées aux professionnels. En septembre dernier, la présidente de la CRE (Commission de régulation de l’énergie), Emmanuelle Wargon, avait dénoncé le comportent de trois fournisseurs alternatifs d’électricité dont Mint. Selon elle, ces derniers n’auraient pas répercuté sur leurs clients les tarifs avantageux dont ils ont bénéficié de la part d’EDF, contrairement à leurs engagements. « Ces trois fournisseurs n'ont pas été fichus de justifier qu'ils avaient rendu cet argent aux consommateurs », commente Emmanuelle Wargon en évoquant une somme globale de 34 M€. En 2022 et dans un contexte de crise énergétique, le gouvernement avait demandé que 20 TWh soient attribués aux fournisseurs alternatifs pour un coût de près de 8 Md€.











