Le centre-droit remporte les élections en Catalogne
Sur fond de crise économique, la population de la Catalogne du Sud a choisi de changer de président à la tête de la Generalitat de Catalunya, à l'occasion des élections régionales qui se sont tenues ce dimanche 28 novembre. La liste conduite par Artur Mas, à la tête d’une coalition centriste de droite Convergence et Union (CiU), a obtenu 40 % des suffrages (soit 62 sièges sur 135). Le président sortant José Montilla (PS), qui a reçu le soutien de Christian Bourquin président de la Région L-R, la semaine dernière, n’obtient que 20,5 % des voix (28 sièges). La coalition centriste Convergence et Union (CiU) est composée des partis Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) et Union Démocratique de Catalogne (UDC). La troisième force politique du nouveau parlement catalan devient le Partido Popular (PP), la droite nationale espagnole, qui obtient son meilleur score depuis sa création avec 18 sièges. Loin derrière, les écologistes Initiative pour la Catalogne et la Gauche Républicaine de Catalogne décrochent 10 sièges chacun. La formation politique Solidarité Catalane, pour l'Indépendance conduite par l'ancien président du « Barça » décroche 4 députés.
« Le changement est le signe que la population en a eu assez du gouvernement tripartite PSC, ERC et ICV. Toutefois, le CiU est conscient qu’une large partie des voix obtenues est issue d’un vote contestataire », commente Narcis Bassols, consultant en Catalogne Sud. « Vraisemblablement, la population semble penser qu’un parti de droite sera plus à même de faciliter la sortie de crise. Le nouveau gouvernement veut développer deux axes prioritaires : la sortie de crise et la fierté retrouvée du peuple catalan ». Artur Mas a annoncé « une politique d'austérité face à la crise », qui comportera notamment « la suppression de 25 % des emplois de fonctionnaires au sein de la Generalitat de Catalunya ». Il espère enrayer le recul de l'économie catalane en collectant 100 % des impôts à partir de 2013.
Échanges transfrontaliers
Concernant les aspects transfrontaliers, Narcis Bassols, rappelle que « la Casa de la Generalitat a été créée sous l’ère de Jordi Pujol, issu du CiU ». Selon lui, « le nouveau gouvernement est favorable aux échanges transfrontaliers. Le nouveau président de la Région L.-R., Christian Bourquin, ira lui aussi dans ce sens, car il est partisan des relations transfrontalières. Je crois aussi que dans ce domaine, les couleurs politiques deviennent un thème secondaire, la cause transfrontalière est une cause transversale et commune ».










