Languedoc-Roussillon
Energies
L’autorité de sûreté nucléaire renforce le contrôle du site de Melox (Marcoule)
L’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et de radioprotection en L.-R. a annoncé mercredi 28 avril à Montpellier, lors d’une conférence de presse, que le site de Melox (Areva NC, Marcoule, Gard) ferait l’objet d’une inspection « de plusieurs jours » courant juin 2010.
« Le constat d’incidents récurrents, dont un de niveau 2 en mars 2009, nous conduit à mettre en place une démarche de contrôle renforcé, ce qui signifie une dizaine de contrôles par an, a déclaré Laurent Kueny, chef de la division de Marseille. Melox veut augmenter d’un tiers sa production, en passant à terme de 145 tonnes de métal lourd à 195 tonnes. Cette montée en puissance impose une vigilance accrue, d’autant plus que l’exploitant a tardé à mettre en place les mesures de sécurité. »
L’ASN juge « satisfaisantes » les conditions de sûreté dans lesquelles s’est déroulée la période de fin de vie de l’installation Phénix. « Et ce n’était pas une évidence, en termes de reclassement, de communication et de volet technique. » D’après l’autorité administrative indépendante, « une attention particulière doit être accordée à la gestion de la ventilation nucléaire et au respect des référentiels de sûreté ».
L’ASN juge « satisfaisantes » les conditions de sûreté dans lesquelles s’est déroulée la période de fin de vie de l’installation Phénix. « Et ce n’était pas une évidence, en termes de reclassement, de communication et de volet technique. » D’après l’autorité administrative indépendante, « une attention particulière doit être accordée à la gestion de la ventilation nucléaire et au respect des référentiels de sûreté ».
Dans l’Aude, l’ASN a demandé, par décision du 22 décembre 2009, à Comurhex (Narbonne) de déposer un dossier de demande d’autorisation de création d’une installation nucléaire. « Nous demandons à l’exploitant de proposer des solutions à long terme des déchets radioactifs entreposés sur le site. »
Reconfiguration de la carte des services de radiothérapie
Le nucléaire concerne aussi des applications civiles, dans le secteur médical : médecine nucléaire, radiologie interventionnelle, scannographie, radiodiagnostic, irradiateurs de produits sanguins. « Cela concerne 8 000 patients par an en L.-R. La pratique est justifiée , affichant un taux d’environ 80 % de guérison des patients traités. Mais doit être surveillée car la technologie fait appel à du matériel complexe et des compétences multiples. » Et le drame d’Epinal (5 500 patients surirradiés de 1987 à 2006) reste vif.
La carte des centres de radiothérapie (traitement des cancers par rayonnements ionisants) de la région va être modifiée, a précisé Laurent Roy, délégué territorial. « Le 2 avril, le centre d’Alès a fermé. Il va être fusionné avec le service radiothérapie de l’hôpital Carémeau à Nîmes à l’horizon 2013, dans le cadre d’un partenariat public-privé. A Montpellier, les plateaux des cliniques Clémentville et Saint-Roch (Oc Santé) vont également se regrouper dans les prochaines années. » Le secteur de la radiothérapie souffre en France d’une pénurie de radiophysiciens - le centre de Gap a dû fermer après le départ de son dernier radiophysicien.
La division de Marseille de l’ASN comprend un délégué territorial, un chef de division et deux adjoints, 14 inspecteurs et quatre agents administratifs. En 2009, 35 inspections des installations nucléaires et des transports de matières radioactives ont été réalisées en L.-R : CEA de Marcoule, Melox (Areva), Socodei-Centraco (EDF). 33 autres inspections ont concerné le nucléaire de proximité : services de radiothérapie et laboratoires de recherche des universités.
La carte des centres de radiothérapie (traitement des cancers par rayonnements ionisants) de la région va être modifiée, a précisé Laurent Roy, délégué territorial. « Le 2 avril, le centre d’Alès a fermé. Il va être fusionné avec le service radiothérapie de l’hôpital Carémeau à Nîmes à l’horizon 2013, dans le cadre d’un partenariat public-privé. A Montpellier, les plateaux des cliniques Clémentville et Saint-Roch (Oc Santé) vont également se regrouper dans les prochaines années. » Le secteur de la radiothérapie souffre en France d’une pénurie de radiophysiciens - le centre de Gap a dû fermer après le départ de son dernier radiophysicien.
La division de Marseille de l’ASN comprend un délégué territorial, un chef de division et deux adjoints, 14 inspecteurs et quatre agents administratifs. En 2009, 35 inspections des installations nucléaires et des transports de matières radioactives ont été réalisées en L.-R : CEA de Marcoule, Melox (Areva), Socodei-Centraco (EDF). 33 autres inspections ont concerné le nucléaire de proximité : services de radiothérapie et laboratoires de recherche des universités.










