L’Autorité de sûreté nucléaire épingle la centrale de Golfech
Le bilan des actions de contrôle menées en 2019 par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pointe plusieurs dysfonctionnements au sein de la centrale de Golfech. Dotée de deux réacteurs à eau de 1 300 MW chacun, la centrale affiche des performances « mauvaises, voire très mauvaises » que ce soit en matière de radioprotection ou de sûreté nucléaire selon le rapport de l’ASN présenté le 15 juin. L’autorité considère notamment que l’exploitant (EDF) doit progresser « en matière de prévention des rejets dans l’environnement » et qu’il doit « améliorer rapidement la maîtrise de la propreté radiologique des locaux potentiellement contaminés ». Plus grave, concernant la sûreté nucléaire, l’ASN estime que la qualité des opérations d’exploitation a continué à se détériorer en 2019 : « L’inspection de revue a mis en exergue un manque de rigueur systèmique dans la traçabilité, des insuffisances dans les analyses de risque et dans la maîtrise des fondamentaux de la conduite. » Huit événements « significatifs pour la sûreté » sont ainsi survenus l’an dernier. De fait, « l’amélioration des performances doit faire l’objet d’une priorité absolue », souligne encore l’ASN qui a attiré l’attention du directeur « sur la nécessité de remédier aux causes organisationnelles de ces dysfonctionnements et de s’assurer de la prise de conscience de la situation du site par l’ensemble des travailleurs ». Conséquence de ces manquements, la centrale de Golfech est placée sous « surveillance rapprochée ».










