L’ancienne prison Saint-Michel va finalement accueillir des services du ministère de la Justice
L’ancienne prison Saint-Michel, à Toulouse, devrait accueillir des services judiciaires, annonce le 25 mars l’État, qui demeurera finalement propriétaire du site après avoir un temps envisagé sa cession. Un scénario a été étudié, « où différents services du ministère de la Justice pourraient s’installer dans l’ancienne prison afin d’y trouver les espaces nécessaires à leur développement et aux synergies entre services tout en étant à proximité du palais de Justice de Toulouse », précise la préfecture de la Haute-Garonne. Après la réalisation d’une étude de faisabilité, dont les conclusions ont été rendues en janvier dernier, le ministère de la Justice a ainsi engagé une étude de programmation afin de « concrétiser son projet ».
D’autres options avaient été envisagées
Cette annonce intervient alors que plusieurs autres options avaient été envisagées au cours des dernières années – la Ville de Toulouse imaginait implanter dans l'ancien établissement pénitentiaire une Cité de la musique et le conseil départemental de la Haute-Garonne un collège –, et tandis que l’État avait lancé en 2022 un appel à manifestation d’intérêt portant sur la valorisation du site en vue de « faire émerger des propositions visant à développer l’attractivité, la visibilité du lieu et son intégration dans le quartier, préalablement à la mise en œuvre d’un appel d’offres ».
Mais en parallèle, les services de l’État avaient planché sur d’autres solutions, répondant cette fois-ci à des besoins internes. Finalement, dans le sillage des États généraux de la Justice, achevés fin 2022, la piste de l’hébergement de services judiciaires dans les locaux de l’ancienne prison toulousaine a émergé, avant d’être plébiscitée.
Tout en répondant à des besoins concrets, l’État entend « valoriser ce bâtiment afin de respecter l’enjeu de la conservation de ce patrimoine emblématique du XIXe siècle, de son histoire en lien très fort avec celle de la ville, de son intégration dans le quartier et de ses usages au quotidien », assure-t-il.











