L'Adie Occitanie veut aider à créer ou maintenir 5 000 emplois dans la région à horizon 2027
L’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) Occitanie veut accompagner la création ou le maintien de 5 000 emplois dans la région à horizon 2027. « C’est ambitieux », reconnaît son directeur, Christophe Nicaud, qui appelle « les entreprises régionales à soutenir son action, alors que les collectivités locales ont de moins en moins de moyens ». L’association se fixe trois priorités : développer l’entrepreneuriat dans les QPV* et les zones rurales, renforcer les partenariats avec des acteurs locaux comme France Travail Occitanie et garantir l’accès à la mobilité pour les publics fragiles, « un axe fort cette année ». En 2024, l’Adie Occitanie a franchi la barre des 10 M€ de montant octroyé et financé 2 303 clients.
Garantir l’accès à la mobilité
Alors que l’Occitanie est marquée par un taux de chômage de 8,9 %, que plus de 17 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et que les trois QPV les plus pauvres de France se trouvent à Perpignan (66), l’Adie défend un plan « ambitieux » pour favoriser l’entrepreneuriat et l’insertion sociale. Elle souhaite donc se concentrer sur le développement de l’entrepreneuriat dans les territoires fragiles, qui concentrent 40 % des entrepreneurs accompagnés. Elle prévoit la création de 1 200 entreprises dans les QPV et l’ouverture de deux agences à Perpignan et Montpellier, ainsi que le déploiement d’une vingtaine de permanences en zone rurale. « Nous allons aussi renforcer les partenariats stratégiques avec des acteurs locaux, notamment les CPAM, pour favoriser l’accès aux droits de notre public, détaille Christophe Nicaud. Nous renouvelons aussi pour trois ans notre convention avec France Travail Occitanie. » Dernière priorité, qui sera un axe majeur cette année pour l’association : garantir l’accès à la mobilité pour les publics fragiles. L’Adie propose un microcrédit mobilité qui peut atteindre 6 k€ ; l’an dernier, 584 personnes en ont bénéficié (+ 1 % sur un an), pour plus de 2,5 M€ mobilisés.
L'association, qui fêtera l'an prochain ses 30 ans, compte 48 salariés et un réseau de 70 bénévoles en Occitanie, avec une présence dans douze départements.
* quartiers prioritaires de la politique de la ville











