L’activité régionale reste bien orientée mais les perspectives sont incertaines
En octobre, l’activité économique régionale « est demeurée plus soutenue qu’au niveau national », indique la Banque de France le 25 novembre dans sa dernière note mensuelle de conjoncture. L’institution évoque également « des performances sectorielles plus équilibrées » qu’en septembre. Et seules les branches « des équipementiers, de la chimie, du caoutchouc, des activités informatiques et du gros œuvre » sont en repli. « Si dans l’ensemble l’emploi n’a pas varié, des évolutions contrastées sont à noter entre les recrutements opérés dans l'ingénierie technique et le bâtiment d'une part et les réductions d’effectifs dans l’automobile, l’agroalimentaire, l’aéronautique et le spatial d’autre part », relève-t-elle.
Ralentissement en novembre
Côté prix, ceux des intrants industriels ont « légèrement augmenté, sans réelles répercussions sur les prix de vente », et ces derniers sont restés stables dans les services marchands et le bâtiment. « Les trésoreries de l’industrie sont tout juste équilibrées, hormis chez les équipementiers et dans l’industrie automobile, où la situation est plus délicate, à l'instar des services marchands, souligne également cette enquête, évoquant la bonne tenue des carnets de commandes dans l’aéronautique, à l'inverse des autres filières industrielles, « où ils peinent à se remplir ». La Banque de France fait également état de la « prudence » des chefs d'entreprise dans le contexte géopolitique actuel : « Ils anticipent pour le mois de novembre un ralentissement de la croissance de l'activité dans l’industrie et les services marchands et un léger recul dans le bâtiment. »
Progression de la production industrielle
Dans l’industrie, la production a progressé́ en octobre, « sauf dans la filière des équipements électriques et électroniques, où elle est en recul ». Les prix des intrants ont souvent augmenté sans impacter les prix finaux et les trésoreries « ressortent dans l’ensemble équilibrées malgré des tensions observées chez les équipementiers électriques et électroniques et l’industrie automobile ». La croissance de l’activité devrait se stabiliser le mois prochain, hormis dans l'aéronautique, « toujours dynamique ». Les prix demeureraient stables, de même que les effectifs, « néanmoins anticipés en repli dans l’automobile et le spatial ». Dans les services marchands, l’activité a de nouveau augmenté, « tirée par la branche des activités spécialisées – scientifiques et techniques – et les activités de services administratifs et de soutien » tels que le nettoyage et le travail intérimaire. « Les effectifs comme les prix sont stables et le demeureraient, explique La Banque de France. Les trésoreries s’effritent a nouveau et sont jugées en dessous des attentes. Dans les prochaines semaines, l’activité progresserait plus modérément. » Enfin, dans le BTP, la hausse de l’activité du bâtiment est « de nouveau tirée par la bonne orientation du volume d’affaire du second œuvre ». La situation du gros œuvre tend quant à elle à se stabiliser à des niveaux historiquement bas. En termes d’emploi, « quelques recrutements ont été opérés dans le second œuvre et d’autres sont attendus dans les semaines à venir ». Les prix des devis sont inchangés et le resteraient. « Les carnets de commandes sont étroits, le secteur déplorant un recul des appels d’offres et une concurrence accrue. Dans le contexte d’incertitude actuel, les chefs d’entreprise demeurent prudents sur leur activité du mois de novembre », conclut cette enquête.











