À Labège, le projet Enova va être revu pour s'adapter aux nouveaux modes de travail
Afin de mieux répondre aux enjeux démographiques, économiques et sociaux actuels, le projet du quartier Enova à Labège (31) est revisité. « Le projet initial était adapté aux modes de vie avant Covid, justifie Laurent Chérubin, maire de Labège. En accord avec le Sicoval, nous avons dû le revoir, notamment à cause de l’évolution des modes de travail. Nous voulons une polycentralité, c’est-à-dire pouvoir travailler, vivre et s’épanouir sur un même socle de vie en utilisant des mobilités plus collectives. » Un marché est en cours pour trouver le remplaçant au groupement d'urbanistes mené par HDZ afin d'avoir « un regard neuf pour redessiner ce projet », explique l'édile. Le nouvel urbaniste sera opérationnel en septembre 2024.
Arrivée du métro en 2028
Une étude de mobilité globale autour du quartier va être lancée afin de comprendre et d’améliorer les flux de circulation. La commune, qui compte 4 500 habitants et 16 000 usagers quotidiens, va connaître de grands changements avec l’arrivée de la troisième ligne du métro toulousain en 2028 et le déploiement d’une gare multimodale. « Ce sont des atouts supplémentaires », estime Laurent Chérubin. Le projet inclura aussi « le développement d’un hub autoroutier qui permettra une accessibilité à la zone de Labège tout en restant sur l’autoroute », ajoute-t-il. Un pont inutilisé, situé au-dessus de l’A61, devrait être mis en service et, à proximité, un parking serait construit afin d’accueillir quelque 5 000 véhicules. Des bus feraient la navette entre le hub et le futur terminus La Cadène de la ligne de métro.
Estimé à 107 M€ dans le dossier d'enquête, ce projet représente une construction de 50 hectares, dont 35-40 % de la zone réhabilitée et 22 hectares artificialisés. « Nous allons pouvoir accueillir des habitants autour des trois polarités », indique le maire. Quelque 1 200 logements sont prévus pour 2035. « Pour étudier ce projet, nous devons nous projeter sur les cinquante années à venir et aider nos habitants à se projeter eux aussi face à cette mutation indéniable », conclut l’édile.











