La ZFE fait débat au salon Mobility Solutions Show
Au salon Mobility Solutions Show, organisé au Meett du 29 au 30 mai et dont La Lettre M est partenaire, la ZFE (Zone à faibles émissions) alimente les débats. Pour François Chollet, vice-président de Toulouse Métropole chargé de l’Écologie, du développement durable et de la transition énergétique, « la tendance est à l’amélioration » : en effet, Toulouse est actuellement en zone de vigilance avec une pollution atmosphérique qui a diminué, passant de 44 à 31 μg/m3 de dioxyde d'azote en cinq ans (le seuil étant de 40). Les 40 000 véhicules Crit’Air 3 peuvent donc continuer à circuler cette année. « Mais il n’est pas exclu que Toulouse repasse en ZFE », alerte l’élu, d’autant plus que le seuil pourrait s’abaisser à 20 en 2030.
Une question stratégique
Le sujet est regardé de près par les chefs d’entreprise du territoire, pour qui la question est stratégique. « Comme nous sommes dans le transport national, nous subissons toutes les ZFE de France, qui sont différentes selon les zones », pointe du doigt Valérie Jimenez, à la tête du groupe de transport et de logistique Jimenez et présidente déléguée du Medef 31. « Il faut une harmonisation des zones », abonde Audrey Gatian, adjointe au maire de Marseille chargée de la politique de la Ville et des mobilités. Le franchissement de la Garonne – qui pourrait éviter aux actifs d’entrer dans la ZFE toulousaine – est également un sujet majeur pour Valérie Jimenez, « une stratégie d’évitement qui pourrait aussi faire gagner en qualité de l’air ». Et François Chollet de conclure : « L’amélioration du parc automobile et la diminution des émissions vont permettre d’améliorer la situation. Mais la tâche est rude et ne se limitera pas à l’automobile... »











