La Ville de Nîmes investira 51 M€ en 2015 (+ 15 %) malgré une « baisse brutale des dotations de l’Etat », notamment en puisant dans son fonctionnement. Parmi les investissements majeurs en 2015 : le Musée de la romanité (6,7 M€, sur un total de 59,5 M€), la construction d’une école maternelle (2,2 M€), la restauration de l’hôtel de ville (1,4 M€), le secteur Hoche-Sernam (1,4 M€), ou encore les aménagements liés au TCSP. Le programme Cadereau (lutte contre les inondations) représentera 8,6 M€ de travaux en 2015, financés par l’emprunt à hauteur de 2,9 M€
Baisse de la dette
Le budget total s’élèvera à 320,9 M€, dont 242,3 M€ en fonctionnement et 78,6 M€ en investissement. La Ville puise à hauteur de 24,8 M€ dans sa section de fonctionnement pour réaliser les investissements prévus en 2015. Le recours à l’autofinancement avait été de 25,9 M€ en 2014 et 22,8 M€ en 2013. « Le recours à l’emprunt est inférieur au remboursement de l’année », souligne l’adjoint aux finances, Yvan Lachaud (par ailleurs président de l’Agglo de Nîmes-Métropole). L’encours de la dette est passé de 294 M€ en 2001 à 210 M€ au 1er janvier 2015. « La fiscalité restera inchangée pour la 14e année consécutive », pointe le maire, Jean-Paul Fournier. Sans connaître, pour l’instant, de baisse, malgré la promesse formulée pendant les dernières élections municipales de baisser les taxes de 6 % sur la durée du nouveau mandat. La faute, selon le premier magistrat, à la « baisse brutale des dotations de l’Etat ». La DGF passera de 30 M€ en 2013 à 16 M€ à l’horizon 2018. La perte de dotations de l’Etat s’élève à 4 M€ en 2015. Par ailleurs, le maire évalue à 3 M€ le montant des « créations de charge non financées » en 2014/2015, avec la réforme des rythmes scolaires.
Économies sur le fonctionnement
Parallèlement à la hausse des investissements, la collectivité va se serrer la ceinture, avec « une baisse de 5 % des dépenses de fonctionnement et une baisse de 10 % des enveloppes de subventions ». Les subventions seront réduites de 1,9 M€. Plusieurs manifestations seront supprimées (la Nuit des Jardins, le spectacle équestre de la Feria, les vœux au personnel) ou décalés (le festival de BD devient bi-annuel), les frais de personnels réduits (réduction des remplacements de départs en retraite, baisse de 20 % de l’enveloppe d’heures supplémentaires…). Au total, 3,9 M€ d’économies seront réalisées cette année sur le fonctionnement. Des mesures qui pourraient être reconduites et amplifiées en 2016, si la baisse des dotations de l’Etat se poursuit. Une politique équivalente d’économie sur le fonctionnement est envisagée à l’Agglo, selon son président, Yvan Lachaud.