La transformation du quartier Bordelongue se poursuit avec la démolition partielle de la résidence Enzo Godeas
Démarrée le 17 juillet dans le quartier toulousain de Bordelongue, l'opération de déconstruction partielle de la résidence Enzo Godeas ne prendra pas plus d'une semaine mais elle impressionne par sa technicité. Ici, pas de démolition à l'explosif mais un décorticage méticuleux à l'aide d'une pince à béton qui vient ”grignoter” petit à petit la structure porteuse de l'immeuble de 36 logements. « Ce procédé nous permet de ne pas affecter la stabilité structurelle du bâtiment et de préserver les habitations mitoyennes », précise Luc Laventure, directeur général de Toulouse Métropole Habitat, maître d'ouvrage de l'opération.
Percée visuelle
Au total, la démolition aura pris plus de trois mois si l'on tient compte de sa phase préparatoire, du désamiantage, de la déconstruction intérieure et du tri des déchets stockés par famille avant d'être évacués, mais « l'objectif d'un chantier propre, imposé par la démarche HQE, est ainsi respecté », se félicite Luc Laventure. Inscrite dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), l'opération va en outre permettre de « casser cette longue barre que constituait la résidence Enzo Godeas, d'offrir une percée visuelle dans le quartier et d'aménager une nouvelle voie de circulation centrale », complète Bertrand Serp, président de l'office en charge de 30 % du parc social de l'agglomération toulousaine. La réhabilitation d'une première partie de cette résidence construite dans les années 60 avait été menée en 2021, pour un coût total de 4,03 M€ (77 logements rénovés), suivie, en 2022, de celle de la résidence des Tours de Bordelongue (95 logements, 3,85 M€).
Démarche « Été 2050 »
Toulouse Métropole Habitat prévoit par ailleurs de construire plus d'une centaine de nouveaux logements à horizon 2026 dans le quartier de Bordelongue : un premier programme résidentiel de 27 logements en accession sociale à la propriété (coût estimé : 4 M€) et un second, de 60 logements locatifs et 20 en accession sociale directe ou location-accession (coût : 12 M€), à proximité de la forêt urbaine de 750 arbres et arbustes qui a été plantée en mars dernier. Un premier projet architectural devrait être présenté à la rentrée par le groupement de maîtrise d'œuvre composé de BMB Architecture, Atmosphère, D'une ville à l'autre, Gamba, Terrell. Celui-ci devra s'inscrire dans la démarche « Été 2050 » engagée par Toulouse Métropole Habitat pour « intégrer les changements climatiques de demain dans [ses] projets de construction ». Parmi les solutions préconisées par le bailleur : l'usage de teintes claires en façades, la végétalisation et la présence d'eau sur les parcelles, le choix de loggias à privilégier sur celui de balcons, etc. « Nous devrons apprendre à vivre avec des températures en 2050 supérieures en moyenne de 5°, des étés plus chauds et des canicules récurrentes. Les habitations en zones urbaines seront davantage exposées. Toulouse Métropole Habitat s'empare du sujet et agit aujourd'hui pour le confort actuel et futur de ses clients », conclut Bertrand Serp.











