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Agri - Agro
| 31/01/2025

La société gersoise Cafés Di-Costanzo investit 2,5 M€ dans un nouveau siège

Le futur bâtiment bas carbone
© Cafés Di-Costanzo

Le torréfacteur gersois Cafés Di-Costanzo investit 2,5 M€ dans un nouveau siège situé dans la ZA Pont Peyrin, à L’Isle-Jourdain. « Les travaux vont être engagés au 1er trimestre pour un déménagement envisagé début 2026 », précise à La Lettre M Émilie Gavanier, directrice associée. D’une surface de 1 400 m2, ce bâtiment bas carbone permettra à l’entreprise (5 M€ de CA au 30 septembre) d’augmenter ses capacités de stockage. « C’est ainsi que nous avons pu reprendre deux boutiques de torréfaction situées à Pau et à Tarbes », ajoute la dirigeante. En effet, la PME d’une trentaine de salariés, propriétaire de deux boutiques à L’Isle-Jourdain et à Toulouse, a saisi cette opportunité de rachat le 1er janvier 2024 et a créé une holding.

« Le cours du café s’affole »
« Nous avons conservé les équipes, qui ont beaucoup d’expérience », se réjouit Émilie Gavanier, qui n’envisage pas de nouvelle opération de croissance externe mais préfère poursuivre la progression de ses boutiques existantes. L’an dernier, Cafés Di Costanzo – qui enregistré une croissance de 11 % – a importé 200 tonnes de café, dont 60 % à destination de la clientèle professionnelle et exclusivement dans le sud-ouest. Un résultat positif malgré « le cours du café qui s’affole », selon la dirigeante. « Nous sommes de moins en moins sereins sur nos marges, avoue-t-elle. Tout va se jouer durant l’année 2025. »

Réduire son empreinte carbone
Consciente de l’impact environnemental de la production de café, la PME cherche à réduire son empreinte carbone à travers sa future brûlerie bas carbone, mais aussi la mise en place d’un moyen de transport alternatif. En septembre dernier, elle a ainsi importé deux tonnes de café vert de Colombie à la voile dans un navire de la compagnie maritime française Towt. « C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années et qui a enfin abouti, indique la directrice. Le voilier-cargo part du Havre, chargé de vin que l’armateur dépose en Amérique, puis revient de Colombie avec le café vert, récolté une fois par an. » L’acheminement de ses trois cafés de Colombie se fera désormais par cette voie.

Laurie Correia / correia@lalettrem.net
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