La réponse est oui, mais...
Le rapport, dit Duron, du nom du président (PS) de la Commission Mobilité 2 sur la hiérarchisation dans le temps des infrastructures de transports en projet a été publié. Il prône, sans surprise, l’abandon de toutes les Lignes à Grande Vitesse (LGV) prévues, à l’exception de celle reliant Bordeaux à Toulouse. Toutefois, ce projet ne pourrait se concrétiser « que » si les moyens financiers de l’Agence de Financement des Structures en France sont augmentés. La question est de savoir à quelle date cette LGV rescapée sera construite. Entre 2023 (hypothèse optimiste au point de friser l’inconscience) et 2030. Les autres LGV dont Bordeaux-Hendaye ou Toulouse-Narbonne ne seraient réalisées qu’entre 2030 et 2050, autant dire « sine die ».
La Commission de la Mobilité 21 avait pour objectif de faire le tri entre les différents projets et surtout, les prioriser afin de les rendre crédibles dans sa réalisation. La philosophie subjacente étant d’abandonner « le tout TGV », à cause de l’impécuniosité des collectivités publiques.
Le coût estimé pour Bordeaux-Toulouse est de 7,1 Md€, dont la moitié apportée par les collectivités, pour une distance de 230 km. Les « grands élus » midi-pyrénéens, Martin Malvy, Pierre Izard et Pierre Cohen, ont uni leurs forces pour « jouer collectif » et « peser ». Ils ont obtenu de leurs amis parisiens la priorité de cette LGV. Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault doit annoncer, le 9 juillet, le nouveau plan d’investissements du gouvernement dans les infrastructures de transports.










