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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 24/05/2013

La Région veut poursuivre ses investissements en empruntant

Le président du conseil régional, Christian Bourquin, a affirmé, ce matin, lors d’une séance publique de la collectivté, sa volonté de « poursuivre sa politique de financement par l’emprunt » pour faire progresser ses investissements. Un « endettement maîtrisé » selon l’élu, avec un encours de la dette qui s’établit à 796 M€ fin 2012, soit 295 €/habitant, « ce qui situe la Région Languedoc-Roussillon dans la moyenne nationale des Régions ». C’est, selon lui, l’une des « cinq bonnes nouvelles » du compte administratif 2012, voté ce matin par la collectivité. Les quatre autres : « Un taux d’exécution historique de 97,3 % », « un nouvelle hausse de 1,7 % des dépenses d’investissement de la collectivité », « la stabilisation de l’épargne régionale à un niveau élevé », et « la maîtrise de dépenses de fonctionnement, avec une progression limitée à 1,6 % ». L’épargne brute dégagée par la Région s’est établie à 217 M€. Le budget 2012, qui s’équilibrait à 1,1 Md€, dont 426 M€ de dépenses d’investissement, représentant, avec l’effet levier, 1,3 Md€ d’investissement total, selon la collectivité. « La Région reste le premier investisseur public en Languedoc-Roussillon », assure Didier Codorniou, vice-président en charge des finances. En 2012, la Région a investi 173 M€ dans les lycées et 89 M€ dans les infrastructures régionales de transport. Selon Didier Codorniou, la collectivité « maintient une capacité d’autofinancement élevé » malgré « l’héritage catastrophique des mesures prises par le gouvernement Sarkozy entre 2007 et 2012, qui ont la collectivité régionale de 330 M€ de recettes cumulées de fonctionnement ». En raison de la réforme de la fiscalité directe (taxe professionnelle et taxe foncière), les recettes fiscales de la Région sont désormais limitées à la fiscalité indirecte, qui ne représentent plus que 14 % des ressources de la Région : 152 M€, dont 95 M€ pour les cartes grises et 57 M€ pour la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

5 % du budget
L’opposition a dénoncé l’envolée de la dette et la hausse de la fiscalité indirecte. « N’est-il pas temps de plus de rigueur et sélectivité dans vos dépenses ? », a interrogé le centriste Jean-Jacques Pons. « Plus d’impôt, plus d’emprunt, ce sont les deux mamelles du socialisme », a ironisé France Jamet, pour le Front national. Le chef de file de l’UMP, Stéphan Rossignol, a dénoncé la baisse de la capacité d’autofinancement net : « en cinq ans, vous avez dilapidé 70 M€ dans des politique illusoire sans lien direct avec les compétences directes de la Région », a-t-il lancé à Christian Bourquin, lui reprochant de « s’éparpiller dans des politiques sans conséquence et sans lendemain ». Accusant son opposition de « mentir », ce dernier a relativité l’ampleur de la dette : « Son remboursement pèse 5 % dans le budget, contre 11 % pour l’ancienne majorité ».
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