La Région finance un réseau de villes universitaires d'équilibre
Alors que les 247 000 étudiants de l'enseignement supérieur d’Occitanie ont désormais fait leur rentrée, Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, se réjouit de constater « que l’Occitanie est la seule région française - hors Île-de-France- à avoir un flux d’étudiants entrant positif ». Pour autant, la vice-présidente rappelle que l’accès à l’enseignement supérieur n’est pas le même en fonction des origines sociale et géographique des étudiants. Pour combattre ce phénomène, la Région a mis en place un réseau d’accès à l’enseignement supérieur via des villes dites d’équilibre, hors métropoles. Dans ces 18 villes*, « le taux d’étudiants boursiers est de près de 50 % quand il est de 30 % à Toulouse ou Montpellier. Pour ces étudiants, cela ne doit pas être synonyme d'un enseignement au rabais », souligne Nadia Pellefigue. Chacune des villes d’équilibre bénéficie d’un soutien financier pour la mise en place de campus universitaires avec la construction de logements et de bâtiments universitaires, le financement de postes d’enseignants et d’équipements, etc.
* Mende-Florac, Nîmes-Alès, Sète, Béziers, Narbonne, Carcassonne, Perpignan, Castres- Mazamet, Albi, Rodez, Millau-Saint-Affrique, Cahors, Figeac, Montauban, Auch, Tarbes, Foix et Font-Romeu
« Chaque année près de 2 M€ sont fléchés vers des postes d’enseignement dans les villes d’équilibre, l’allocation de recherche doctorale représente 8 M€ de financements régionaux chaque année, illustre la vice-présidente. Lorsque les doctorants sont installés dans une ville d’équilibre, le cofinancement régional est majoré. Depuis 2017, 275 doctorants ont bénéficié de ce soutien financier. » Et de rappeler également, l'intervention financière de la Région dans les sociétés d'accélération, dans le i-site Muse (15 M€ de la Région en 2018) à Montpellier, la faculté de médecine (45 M€), le pôle de technologie agroalimentaire du Cirad...










