La nouvelle cité administrative de Toulouse sort de terre
Conduits par le groupement mené par Vinci-Bourdarios (mandataire) avec Architecture Studio et Letellier Architectes, les travaux de la nouvelle cité administrative de Toulouse viennent de démarrer dans le quartier de Jolimont. Lancée en janvier, cette opération de 30 000 m2 de surface de plancher sur 3 ha, chiffrée à 90 M€, est l'une des plus importantes du programme national de modernisation des cités administratives (1 Md€ engagé par l'État dans 39 chantiers). Fin 2024, 1 642 agents de 14 administrations seront regroupés dans ce lieu « conçu comme un village des services de l'État », résume Pierre-André Durand, préfet d'Occitanie et de la Haute-Garonne, lors de la pose de la première pierre du chantier ce 12 avril.
Donner une troisième vie au site
Interrogé sur le devenir de l'actuelle cité administrative, dans le quartier Compans-Caffarelli, le représentant de l'État rappelle que celle-ci « est encore occupée » et qu'il faut au préalable « régler le processus de cession ». Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, se réjouit quant à lui du déménagement de la cité administrative vers Jolimont, « un quartier qui était figé depuis des années et qui est en train d'être reconfiguré avec l'aménagement de l'écoquartier Guillaumet (1 200 logements neufs, 25 000 m2 de bureaux et d'équipements culturels et sportifs, NDLR), l'installation des services de l'État ici et la proximité des deux stations de métro de Jolimont et Roseraie, connectées à la gare Matabiau ». Et l'édile d'annoncer un investissement de « près de 1 M€ pour sécuriser les liaisons et les accès entre ces différents sites ».
Soulignant « l'ampleur des moyens dégagés par l'État pour conforter sa place en région », Jean-Luc Moudenc rappelle qu'« une troisième vie est donnée au site ». Conçu par l'architecte Charles Henri-Camille Lemaresquier – « beau-père de Michel Debré », glisse Jean-Luc Moudenc –, le site de la future cité administrative de Toulouse devait à l'origine accueillir l'école vétérinaire, détruite par un incendie en 1889. Mais la guerre viendra stopper les travaux lancés en 1932. Dès 1939, le site sera utilisé par le ministère de l'Air, qui y installera ses service de recherche. S'y succéderont ensuite, de 1961 à 2015, l'École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques (Ensica) et le Centre d'essais aéronautiques de Toulouse (CEAT).
Le nouveau projet prévoit la rénovation du bâtiment central Lemaresquier, la construction de deux nouveaux bâtiments (recouverts de 700 m2 de panneaux photovoltaïques) et l'aménagement d'un jardin central et d'une « place de village ». Sa livraison est prévue en juillet 2024.











