La métropole de Montpellier envisage la création d’une unité d’incinération pour gérer ses déchets
Début avril, les élus de la métropole de Montpellier valident le projet de création d’une unité de combustibles solides de récupération (CSFR) pour gérer une partie des déchets de la collectivité regroupant 31 communes. Confrontée à l’augmentation du coût de traitement et à la nécessité de réduire la production de déchets, Montpellier Méditerranée Métropole (3M) indique faire face « à une situation moralement, écologiquement et financièrement inacceptable. » Depuis 2019 et la fermeture de la décharge de Castries, « elle est la seule métropole de France sans exutoire pour ses déchets, l‘obligeant à exporter plus de 100 00 tonnes d‘ordures ménagères avec un impact écologique et financier considérables. »
Production d’énergie grâce aux déchets résiduels
Dans le cadre du renouvellement de la DSP (délégation de service public) pour l’exploitation de l’unité de traitement des déchets Ametyst, 3M entend « moderniser cette usine en la dotant des dernières technologiques disponibles en matière de traitement et de valorisation de déchets. » La proposition d'y intégrer une chaufferie CSR (combustibles solides résiduels) vise à offrir « enfin une alternative durable et responsable » à la situation actuelle. « Cette unité permettra de produire de l’énergie dont notre territoire a besoin, grâce à ces déchets résiduels, souligne notamment 3M. Le déploiement de cette stratégie vise des objectifs ambitieux dont les marqueurs principaux seront constitués par la trajectoire de réduction des tonnages d’OMR (ordures ménagères résiduelles, NDLR) avec une cible de 80 000 tonnes à l’horizon 2035 et d’augmentation de la valorisation des biodéchets à hauteur de 20 000 tonnes. »











