La marque Sud de France, objet des discussions au Sitevi
Le Cellier Jean d’Alibert (11) s’apprête à imprimer 4 millions d’étiquettes, les domaines Auriol (11), 6 millions, et toujours la même interrogation : « faut-il y mettre la marque Sud de France ? Où en est-on de ce problème de conformité de l’étiquetage avec la réglementation européenne ? ». Sitevi, le salon international des équipements et savoir-faire pour les productions de vigne-vin, olive, fruits-légumes, ouvre ses portes le 26 novembre pour trois jours, au parc des expositions de Montpellier, et un sujet revient en boucle lors de l’inauguration : l’avenir de la marque Sud de France sur les étiquettes de vins et d’huiles d’olive de la région.
Des avocats missionnés
Des appels sur ce sujet, Élodie Le Dréan, responsable de la filière viticole au sein de l’agence économique régionale Ad’Occ, en reçoit plusieurs par jour depuis quelques semaines. « À ce stade, nous ne pouvons que laisser prendre chaque chef d’entreprise sa décision », résume-t-elle. Interrogé par La Lettre M, Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la Région Occitanie en charge de l’agroalimentaire et de la viticulture indique « que les négociations sont en cours avec l’Inao. Il faut arriver à inscrire Sud de France dans le cahier des charges des appellations. » Également présente, Miren de Lorgeril, présidente du Conseil interprofessionnel des vins AOC du Languedoc, a missionné, en accord avec les autres représentants de la filière, un cabinet d’avocat « pour savoir comment être compatible avec la législation européenne. L’étape suivante sera ensuite de réfléchir à une éventuelle modification du cahier des charges. Pour l’instant, avec les fraudes, nous en sommes donc au statu quo.»
Complémentarité de la marque Sud de France
Des régions, comme la Vallée du Rhône ou le Sud-ouest, ont déjà intégré cette référence géographique dans le cahier des charges de leurs appellations. « La marque Sud de France dépasse le cadre réglementaire, estime Élodie Le Dréan. Elle répond à des attentes sociétales de consommateurs qui veulent savoir ce qu’ils boivent. La marque n’est pas en concurrence avec les signes de qualité, elle est complémentaire. Il y a bien « France » sur les étiquettes et ce n’est pas un signe de qualité ! Cela fait plus de 12 ans que la marque Sud de France creuse ce sillon marketing. Cela fait des envieux… »










