Fil infos

Région Occitanie
|
Agri - Agro / Viticulture
| 12/11/2019

La marque Sud de France va-t-elle disparaître des étiquettes de vins et d'huiles d'olive ?

Rien ne va plus sur la planète Sud de France. Dans un article publié le 31 octobre, La Revue du Vin de France lance que « la marque Sud de France est remise en cause pour les vins ». Bien que pratiquée depuis la création de Sud de France en 2006, l'apposition de cette marque sur les étiquettes de vins et d’huiles d’olive de la région ne serait en effet pas légale au regard du droit européen. « Le règlement européen quant à l’apposition d’une destination géographique sur une étiquette de vin ou d’huile d’olive est très précis et très limitant, confirme à La Lettre M une source proche du dossier. Sud de France est une marque et non un label. Or seul un label peut être apposé sur une étiquette. « Par label, on entend que des démarches ont été faites en faveur de la reconnaissance d’une certaine qualité de produit, ce qui n’est pas le cas pour une marque, poursuit cette source. Avoir une communication territoriale est légitime, mais il ne doit pas y avoir de confusion possible. »

Un projet de convention avec la Région
Selon nos informations, des discussions sont actuellement en cours avec le conseil régional d'Occitanie – qui pilote la marque Sud de France – afin de construire un projet de convention d’usage de la marque Sud de France qui respecterait la réglementation européenne. Par exemple, l’utilisation de la marque régionale est possible dans le cadre d’actions collectives de promotion. « Dans un contexte où la commercialisation des vins de la région se porte mieux, une non-conformité de l’étiquetage serait un talon d’Achille redoutable, prévient notre source. Un concurrent qui voudrait entraver un courant d’affaires pourrait signaler cette irrégularité. À l’étranger, cela se traduirait par une marchandise bloquée en douane. » Toujours selon nos informations, des alertes ont déjà été lancées dans les années précédentes sur cette non-conformité de l’étiquetage. Des rappels au règlement qui n'ont visiblement pas été entendus par les opérateurs viticoles de la région : « Au début des années 2010, les vins du Languedoc-Roussillon, frappés par la crise, ne faisaient peur à personne », analyse notre source. Le secteur étant en meilleure forme aujourd'hui, la donne pourrait changer...

Contactés par la rédaction, les services de l'État concernés par cette question n'ont pas souhaité donner suite à nos demandes d'interview. 

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie