La filière photovoltaïque régionale devrait créer plus de 1 750 emplois d’ici à 2025
Selon les données du consortium régional DiagTase, lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt de France 2030, la filière photovoltaïque régionale devrait générer la création de 1 750 emplois à horizon 2025. « En 2021, la filière représentait 2 300 emplois directs. Il y a peu de fabricants, mais beaucoup de développeurs commercialisant de l’électricité. On estime à 20 % la croissance annuelle des équivalents temps plein», pointe Guilhem Thomasset, chargé de projet au pôle de compétitivité Derbi, membre du consortium* lors de la présentation de cette étude le 9 mai à Montpellier.
D’après l’observatoire, l’Occitanie est la deuxième région productrice d’énergie solaire en France, avec une évolution du parc estimée à « plus de 400 MW par an ». La région compte 315 structures opérant dans la filière.
Concentration en aval de la filière
Les établissements régionaux sont majoritairement présents en aval de la filière, avec une concentration des effectifs salariés dans les activités de « construction – installation » et « exploitation – maintenance ». Les acteurs en amont de la filière, œuvrent principalement dans la fabrication de composants. Les métiers de l’installation et de la maintenance représentent près de la moitié des effectifs régionaux (49 %). Les métiers en tensions sont ceux d'ingénieurs photovoltaïque, technicien bureau d'étude, chef de projet, technicien de maintenance, charpentier-couvreur, électricien, conducteur de travaux, chef de chantier, installateur, technico-commercial, gestionnaire de parc et data manager.
Structuration des emplois
Le diagnostic régional pointe par ailleurs une prochaine structuration des emplois. Et ce pour accompagner la diversification des projets, des usages et la maintenance des installations. Le consortium estime ainsi que la part des techniciens et agents de maitrise augmentera de huit points entre 2021 et 2025, et celle des cadres et ingénieurs de un point. Cette main d’œuvre nouvelle devrait accompagner le déploiement des projets publics, et privés, ou l’essor de nouveaux applicatifs (agrivoltaïsme, flottant, ombrière). Dans le même temps, la part des ouvriers devrait diminuer de neuf points. La question de l'attractivité des métiers techniques et de l'orientation des diplômés vers la filière photovoltaïque va aussi se poser. Au même titre que la formation avec un enjeu particulier sur la création de doubles parcours alliant numérique et énergies renouvelables.
* Le consortium Diagtase est composé du pôle de compétitivité Derbi, de l'Ecole nationale d'ingénieurs de Tarbes (Enit), du campus des métiers et des qualifications d'excellence habitat, énergies renouvelables et éco-construction (CMQE-HEREC), et du campus des métiers et des qualifications de la transition énergétique (CMQ-TE).











