La crise du marché du logement neuf s'est aggravée au premier trimestre
Selon les chiffres présentés le 14 mai par la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers), le marché du logement neuf n’en finit pas de reculer, atteignant des niveaux « historiquement bas » au premier trimestre, au national comme en Occitanie. Dans l’aire urbaine de Toulouse, les ventes sont en baisse de 19 % par rapport au premier trimestre 2023, avec 524 transactions. Un recul encore plus marqué en ex-Languedoc-Roussillon, où le repli s’élève à 44 %, avec 368 ventes. La baisse atteint même 54 % dans le périmètre de Montpellier Méditerranée Métropole, où les mises en vente de logements neufs chutent également de 34 %. Ces dernières sont également en recul de 58 % dans l’aire urbaine de Toulouse avec 526 lancements commerciaux.
Offre en baisse
Un repli qui s’inscrit dans la continuité de la tendance observée en 2023, où les ventes avaient baissé de 33 % dans l’aire urbaine de Toulouse et de 49 % en ex-Languedoc-Roussillon. Au premier trimestre 2024, les prix de vente reculent également sur un an dans les deux métropoles régionales : - 1,8 % dans l’aire urbaine de Toulouse (4 436 €/m2) et – 8,3 % à Montpellier (5 063 €/m2). Côté offre, si celle-ci progresse globalement de 3 % en ex-Languedoc-Roussillon avec 3 937 logements disponibles, elle s’affiche en repli de 24 % dans la métropole montpelliéraine et de 34 % dans l’aire urbaine de Toulouse.
« Crise majeure »
« Compte tenu de la disparition progressive de l’offre, tout retour de la demande sera tué dans l’œuf, faute de logements adéquats aux besoins des ménages (en type, en lieu, en prix). L’avenir risque d’être encore plus sombre qu’il ne l’est actuellement, commente Pascal Boulanger, président de la FPI France en évoquant une baisse des ventes de près de 27 % au niveau national. Au regard de la réglementation, de la fiscalité et de la rareté des autorisations de construire, les prix des logements neufs ne baisseront pas. Une réduction significative des taux d'intérêt ou la mise en œuvre de nouveaux dispositifs fiscaux seront nécessaires pour resolvabiliser la demande. Il faut d’abord relancer la demande pour ensuite relancer l’offre et non l’inverse comme l’État souhaite le faire. Nous vivons une crise majeure du logement. Le Gouvernement ne s’approprie pas les solutions non coûteuses que j’avance, avec d’autres, depuis deux ans. Déni, désinvolture, cynisme ? Les Français jugeront. »
*452 communes situées dans les départements de l’Ariège, de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, du Tarn et du Tarn-et-Garonne.











