La Comtesse du Barry se diversifie dans le snacking
La Comtesse du Barry (150 salariés, CA 2017 : 22 M€, groupe Maïsadour, siège à Gimont), société spécialisée dans la gastronomie fine, souhaite se diversifier dans le « snacking chic ». « Nous nous adaptons aux besoins des consommateurs, mais aussi à l’évolution du retail, explique Jérôme Fourest, président. Aujourd’hui, les commerces se développent à nouveau dans les centres-villes, mais aussi dans les zones de flux, comme les aéroports et les gares. » La société souhaite ainsi proposer à ses clients une offre « prêt-à-manger » intégrée à ses boutiques traditionnelles. « Nous testons actuellement le concept dans nos enseignes parisiennes, avant de le déployer, de façon non systématique et sous différentes formes, dans nos points de vente », précise le dirigeant. L’entreprise, qui compte à ce jour 51 boutiques, dont 14 en franchise, souhaite doubler le nombre de ses points de vente dans les trois ans.
La Comtesse du Barry, qui se revendique comme le premier réseau d’épicerie fine en France, fête cette année son 110e anniversaire. La marque est présente dans plus de 35 pays, à travers un réseau de 200 magasins revendeurs. « L’adaptation aux nouvelles tendances fait partie de notre histoire, explique Jérôme Fourest. Après avoir été présente sur les foires, la société s’est déployée en vente par correspondance, puis en magasin, et enfin sur le web. » La nouvelle stratégie mise en place par l’entreprise, ciblant une clientèle plus jeune et plus active, est directement liée à l’effondrement de son marché de la vente par correspondance. « En 1995, nous enregistrions 40 M€ de CA, dont 20 M€ avec la seule vente par correspondance, explique Jérôme Fourest. Notre chiffre d’affaires global est désormais de 22 M€, car ce canal de distribution s’érode de 10 à 12 % par an. Sur ce marché, la moyenne d’âge de nos clients est aujourd’hui de 82 ans. » Pour le président de la société, dans ces conditions, maintenir « depuis quatre ans » son chiffre d’affaires à 22 M€ relève de « l’exploit ». « Nous avons longtemps perdu de l’argent, mais désormais, nous sommes à l’équilibre, confie-t-il. Nous enclenchons maintenant une nouvelle phase de croissance, basée sur nos choix stratégiques. »










