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Languedoc-Roussillon
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Infrastructures
| 20/06/2013

La commission Mobilité 21 proposerait le report de la LGV Montpellier-Perpignan

Selon l’hebdomadaire spécialisé L’Usine Nouvelle, paru ce jeudi, la commission Mobilité 21, qui doit rendre la semaine prochaine, au Premier ministre, un avis sur les priorités à établir dans les grands chantiers d’infrastructures, renverrait à l’horizon 2030, au plus tôt, la réalisation de la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan. Seule la LGV Bordeaux-Toulouse serait jugée prioritaire, au détriment d’autres projets, dont Montpellier-Perpignan, qui serait réalisée, au mieux, en 2030. Au pire, après 2030. Les lignes nouvelles Bordeaux-Hendaye, Montpellier-Perpignan et Lyon-Turin, qui « ne sont pas saturées », « ne devraient voir le jour que si l’Europe se décide enfin à sortir du dogme allemand et à lancer un véritable plan de relance », confie un « proche du dossier » à l’hebdo spécialisé.

Inquiétude à Montpellier et Gérone
À l’approche du verdict de la commission présidée par Philippe Duron, les élus montpelliérains Hélène Mandroux et Jean-Pierre Moure, ont tous deux, mais chacun de leur côté, pris leur plume pour défendre cet « axe majeur de développement économique » qui « constitue le dernier maillon de la connexion ferroviaire européenne entre Lyon et Barcelone », selon la maire de Montpellier. Jean-Pierre Moure a rendu publique une lettre adressée, le 4 juin, au ministre des Transports Frédéric Cuvillier.

Même inquiétude de l'autre côté de la frontière. Domenec Espadalé, président de la chambre de commerce de Gérone, interrogé par La Lettre M, estime que si la ligne n'est pas réalisée avant 2030, « on perdrait une opportunité unique de stimuler l'économie de la région. Nous ne pouvons pas permettre cela. Il faut faire tout ce qui est possible pour accélérer cette connexion, précise l’élu catalan signataire avec les autres chambres de commerce catalanes « d’une demande conjointe avec le gouvernement, les mairies du tracé catalan et d’autres institutions, pour réclamer le tronçon Perpignan-Montpellier afin qu’il dispose des mêmes caractéristiques techniques que les tronçons Barcelone-Perpignan et Montpellier-Lyon. Si cela n’est pas le cas, le tronçon Perpignan-Montpellier créera des discontinuités et fera obstacle au corridor méditerranéen. »

Une réalisation par tranches
Le président de la CCI de Gérone craint une rupture de charge pénalisante sur la distance Perpignan-Montpellier, alors que l’enjeu de ce chaînon est, selon lui, « la mixité de la ligne » qui doit être « plus importante que la flexibilité des trains de marchandises et de voyageurs. » Porté par le développement potentiel lié à ce tronçon, le président catalan suggère d’ailleurs « une réalisation par tranches, dans la mesure où certains tronçons pourraient être envisagés dans l'avenir. Il ne faut en aucun abandonner le transport de marchandises sur cette ligne. »

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