La CCI de Toulouse va « revoir sa façon de travailler »
« Il y aura forcément un peu de casse sociale, mais le moins possible. » À l’occasion de ses vœux à la presse (le 18/1), Philippe Robardey, président de la CCI de Toulouse et de Haute-Garonne (138 salariés), ne cache pas que la baisse des ressources fiscales a du mal à passer, mais « maintenant que la décision est prise, il faut réagir. On ne va pas se rouler par terre en répétant : "Qu’est-ce que ça fait mal !" Donc on va revoir notre façon de travailler, pour continuer de mener notre action avec 17 % de nos ressources en moins, soit environ 2 M€. Et regarder si, avec plus de transversalité et de reengineering (réorganisation des process, NDLR), on peut être plus efficaces. » Et Philippe Robardey de conclure : « Je préfère avoir à gérer ça dans un territoire dynamique qu’en difficulté… »
Autres sujets abordés par le président de la CCI : la future implantation de Toulouse Business School – « Nous allons regarder comment tout le monde peut venir au chevet de ce projet qui doit désormais être lancé » - et la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) dont la chambre consulaire est actionnaire à hauteur de 25 %, « ce qui fait de nous le 1er actionnaire local d’ATB », rappelle Philipe Robardey (Casil Europe détenant 49,99 % des parts, l’État 10,01 %, la Région, le Département et la Métropole 5 % chacun). « Sur la gouvernance, il y a des progrès à faire, mais ne confondons pas actionnariat, conseil de surveillance et directoire. Quand je suis actionnaire et que je me prends pour le patron opérationnel, je me trompe de jeu. Les patrons opérationnels, ils sont dans le directoire. » Objectifs, selon lui : « Qu’ATB soit un outil de développement économique pour le territoire, en tenant compte de sa particularité de plate-forme industrielle majeure. Comme toute entreprise, ATB est en concurrence avec d’autres. Donc elle doit être performante et attirer des lignes étrangères sans escale. (…) Si demain, de gros investissements doivent être faits, nécessitant des fonds propres, nous nous comporterons en actionnaire responsable et voterons dans une logique de baisse ou de stabilisation des dividendes. »










