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| 21/09/2012

La CCI de Nîmes reprend la gestion du Port de L’Ardoise

La CCI de Nîmes a repris directement la gestion du Port de l’Ardoise, à Laudun. Le président de la CCI, Henry Douais, l’a confirmé ce matin, à l’occasion d’une conférence de presse. Selon lui, « l’équipe précédente s’en était désintéressée. Nous avons signé une convention d’occupation temporaire avec VNF pour trois ans, à partir du 7 septembre. » Selon Marc Bermond, élu de l’équipe Douais en charge du dossier, « VNF était prêt à reprendre en direct la gestion du port. Nous nous sommes manifestés pour le gérer, pendant la période nécessaire à la mise en place d’un grand projet multimodal, autour du port de L’Ardoise ». La CCI participe, par ailleurs, à un comité de pilotage, réunissant, entre autres, la Région et la mairie de Laudun. « Nous sommes en contact avec une société qui porte un projet de retraitement des coques de bateaux », a annoncé Henry Douais.

Plainte contre Jean-Marc Rouméas
Le port de Laudun était géré, jusqu’au 6 septembre, par la société Port Midi, filiale de Rouméas TP. VNF avait concédé le port à la CCI, qui en avait confié la gestion à cette société en 1990, sous la présidence d'Yves Gille. Or Rouméas TP est dirigé par Jean-Marc Rouméas, président du Medef du Gard et partisan du prédécesseur - et ennemi juré - d'Henry Douais à la présidence de la CCI, Éric Giraudier. Jean-Marc Rouméas fait l’objet d’une plainte pour « prise illégale d’intérêt », qui vient d’être déposée par l’équipe Douais. Cette plainte vise la gestion du port par Port Midi, renouvelée en septembre 2011. Selon Jean-Marc Rouméas, « la concession, qui devait se terminer le 6 septembre 2011, a été prolongée d’un an à la demande du propriétaire, VNF, dans l’attente d’une décision du conseil régional, qui veut reprendre le port. Je ne voulais pas d’une concession directe, c’est donc passé par la CCI. Mais tout s’est fait dans les règles. Au début, dans les années 90, le port me permettait de gagner un peu d’argent, avec les transports d’argile, de gravier, et de chrome pour Arcelor. Puis le projet de canal Rhin-Rhône a été abandonné, Arcelor a fermé… Je n’ai pas besoin du port pour vivre. Au contraire, ces dernières années, il me coûtait de l’argent, de l’ordre de 20 000 € par an ! » Jean-Marc Rouméas a « remis les clés du port à la CCI. J’ai cherché plusieurs fois à avoir des contacts avec les élus de la nouvelle équipe pour parler du port, mais ils ne m’ont jamais reçu ».
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