JurIA va lancer sa solution d'automatisation des tâches juridiques en janvier 2025
La société aveyronnaise JurIA va commercialiser en janvier 2025 sa solution qui permet d’automatiser les tâches juridiques chronophages courantes grâce à l’IA. « Notre objectif est d’atteindre 200 utilisateurs en un an, soit une cinquantaine de cabinets », indique à La Lettre M Raphaël Blanc, cofondateur et dirigeant de cette entreprise d’une quinzaine de salariés hébergée chez At Home, à Toulouse. L’outil – un chatbot développé pendant un an et demi par six associés – concerne la rédaction d’actes juridiques courants et la recherche juridique. Il s’adresse aux experts-comptables et aux avocats, qui peuvent ainsi se concentrer sur leur mission de conseil. Une levée de fonds est en cours ; JurIA vise 1 M€, dont 400 k€ en dilutif.
Plus loin que la production
Une première version de JurIA, consacrée à la production des approbations de compte, en phase de test depuis le mois de juin dans une dizaine de cabinets, doit être lancée courant novembre, avant la commercialisation de la solution complète début 2025. Mais l’entreprise, dont le siège est situé à Villefranche-de-Rouergue, veut aller plus loin que la production : « Nous voulons pouvoir faire signer électroniquement l’acte produit et prévoir le dépôt automatisé au greffe, détaille le dirigeant, juriste de formation. Nous sommes déjà en lien avec les acteurs, il ne nous reste plus qu’à réaliser les développements afin de relier les API (interfaces de programmation d'application, NDLR) pour permettre l’échange automatique d’informations. » Pour accompagner son développement, la start-up recrute actuellement un développeur.
Lever plus de 1 M€
Incubée chez Nubbo, JurIA est en cours de levée de fonds et a lancé les prises d’intérêt fin septembre. « Nous souhaiterions lever 400 k€ en dilutif d’ici à mars 2025 pour pouvoir lever 700 k€ en non dilutif et faire monter la levée totale à plus de 1 M€, explique Raphaël Blanc. Nous avons déjà rencontré plusieurs investisseurs intéressés. » L’entreprise n’est pas la seule à proposer une solution d’IA dans ce domaine : « Nous sommes en concurrence avec deux mastodontes de l’édition juridique, LexisNexis et Francis Lefebvre, mais aussi des start-up comme Juriactes, poursuit Raphaël Blanc. Ce qui nous différencie de nos concurrents, c’est que notre IA va chercher 90 % des informations en autonomie sur différentes sources afin de compléter l’acte juridique. » Selon son président, JurIA pourrait prochainement signer un partenariat avec Infogreffe, via l’entreprise Axiocap, afin de gérer la dématérialisation des registres d’assemblée générale et de mouvements de titres.











