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| 21/02/2025

Jérôme Nolesini (Edeis) : « Gérer l’aéroport de Nîmes et les monuments romains est une opportunité »

© Edeis

Moins d’un an après sa nomination en tant que directeur de l’aéroport Nîmes Grande Provence Méditerranée, Jérôme Nolesini, vient de prendre en main la gestion et de l’exploitation des monuments romains nîmois. Il évoque en exclusivité pour La Lettre M sa feuille de route et ses ambitions dans le cadre de ses deux délégations attribuées au groupe Edeis.

Ancien secrétaire général du groupe Edeis, spécialisé dans l’ingénierie et la gestion d’infrastructures, vous venez d’être nommé pour reprendre la gestion des monuments romains - Arènes, Maison Carrée, Tour Magne et aménagement de la Maison Saurel – via la filiale Edeis Romanité. Quel sera votre fil rouge dans le cadre de cette nouvelle délégation ? 
En 2025, notre projet phare va concerner la réhabilitation de la Maison Saurel implantée à proximité des Jardins de la Fontaine. Cette opération va mobiliser un budget de 2 M€. Elle prévoit la rénovation de ce bâtiment sur la thématique de la gestion de l’eau, avec la création d’un restaurant, d'un patio et d’un lieu dédié aux animations culturelles ainsi qu'un nouveau parcours touristique au sein de l'amphithéâtre. Plus largement, notre priorité est d'attirer davantage de visiteurs dans ces différents monuments… Organisés tous les ans, “Les grands jeux romains“ font bien sûr partie des temps forts de cet exercice. Cette année, ces derniers seront organisé sur la thématique “ Romulus, la naissance de Rome“ avec plus de 600 reconstituteurs venus de toute la France, ce qui en fait le plus grand évènement de reconstitution historique d'Europe. Avec ces spectacles qui se dérouleront en avril et en août prochains, nous espérons remplir les Arènes. C’est mon objectif. 

Concernant l’aéroport de Nîmes Grande Provence Méditerranée, quels sont vos projets et vos ambitions ? 
Nous allons démarrer une collaboration avec une jeune compagnie basée en Suisse : Jad Airlaines. Cette jeune compagnie opère déjà des vols en France métropolitaine après avoir lancé une nouvelle ligne vers l’aéroport de Tours, également géré par Edeis. Nous lançons une campagne de communication pour la faire connaître et remplir ses avions ! L’aéroport propose par ailleurs des lignes régulières avec Ryanair. Nous espérons que les menaces de se retirer des aéroports français formulées par la compagnie après l’entrée en vigueur de nouvelles taxes ne se concrétiseront pas pour celui de Nîmes. Nous souhaitons en effet développer une liaison vers le sud de l’Espagne. Bien entendu, les compagnies - dans leur globalité - prennent en compte la proximité des deux aéroports voisins du nôtre, à savoir Marseille et Montpellier, et étudient l’offre. J’estimé personnellement que mes clients directs sont d’abord les compagnies. Concernant les passagers, nous ne faisons que les recevoir et les accueillir. Mon travail consiste donc à présenter le territoire aux compagnies et les atouts de notre destination. Quant aux investissements prévus, des travaux sont programmés pour développer davantage de trafic. Livrer ces équipements avant le rush estival le rush de l’été, remplir les avions et conserver Ryanair constituent donc mes trois principaux objectifs. L’hypothèse d’une collaboration avec l’aéroport de Montpellier relève d’un choix politique que seuls les élus peuvent décider.  

En quoi votre expérience dans la gestion d’établissements complexes acquise au sein d’Edeis est-elle un atout dans le cadre de vos nouvelles fonctions ?  
Comme pour tout changement de poste, et donc de prise de risque, savoir gérer une entreprise constitue bien évidemment un avantage. Qu’il s’agisse de la Maison Carrée ou de l’aéroport, il s’agit d’entités générant recettes et dépenses… Dans ce domaine, je sais faire et, je l’espère, bien faire. J’ai derrière moi une carrière de financier, et j’ai longtemps exercé dans la gestion d’entreprises, notamment en tant que secrétaire général d’Edeis. Je considère donc comme une opportunité le fait que l’on m’ait confié la direction de l’aéroport Nîmes Grande Provence Méditerranée, puis celle d’Edeis Romanité. Je connais le groupe. Et l’ingénierie, ma spécialité, est un métier à part. En revanche je ne connaissais pas l’opérationnel pur et dur. Concernant ce dernier volet, je suis en phase d’apprentissage, notamment concernant les particularités propres aux monuments romains. Je suis très bien entouré par les équipes en place.

Pour quelles raisons Edeis a-t-il fait le choix de nommer une seule et même personne à la tête de ces deux entités ?
Cela permet d’apporter une vision plus globale et cela facilite la coopération avec les élus de la Ville de Nîmes, concernant la délégation des monuments, et ceux de Nîmes Métropole, pour celle de l’aéroport. 

Fréquentation des monuments romains, trafic de l’aéroport… Comment a évolué l’activité d’Edeis en 2024 ? 
L’an dernier, les édifices romains ont enregistré plus de 730 000 visiteurs. Concernant l’aéroport, la fréquentation a progressé de 11 % avec 260 000 passagers vers les destinations de Marrakech, Porto et Bruxelles à l’année, auxquelles s’ajoutent Dublin et Londres en période estivale. 

Gaëlle Ohan-Tchelebian / redaction.montpellier@lalettrem.net
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