
Richard Pelly, directeur général du Fonds européen d’investissement, a signé ce midi avec Bertrand Religieux, directeur général du capital-risqueur régional Soridec, un accord-cadre d’un montant de 22 M€ en faveur des PME à fort potentiel, dans le cadre du dispositif européen Jeremie. Aux 11 M€ apportés par le FEI, via le Feder et les crédits de la Région, s’ajoutent 11 M€ mobilisés par la Soridec, lui permettant ainsi de doubler sa capacité d’investissement dans des PME régionales. Le 23 septembre, une première convention avait été signée entre le FEI et le fonds de pré-amorçage Crealia, lui permettant d’accorder jusqu’à 4 M€ de prêts. Le 1er octobre, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé, portant sur la création d’un fonds de garantie alimenté par Jeremie à hauteur de 14 M€. Ce fonds a pour but de mettre à la disposition des PME, en phase de croissance et de création d’emplois, jusqu’à 84 M€ de prêts, via un effet levier. Ces différents fonds mobilisent, au total, plus de 100 M€ pour les PME de la région.
« Le Languedoc-Roussillon a été la première région d’Europe à travailler sur Jeremie », explique Richard Pelly. D’autres accords de financement Jérémie ont été signés en Italie, dans les pays baltes, en Grêce, ou encore dans les pays de l’Est. Le seul accord français signé l’a été en Languedoc-Roussillon. Richard Pelly a néanmoins admis que la mise en place, avait, dans la région, « pris plus de temps que prévu ». « Nous avons du surmonter des obstacles dont nous n’avions pas connaissance au départ », a admis le président du conseil régional, Christian Bourquin.
« Une région qui monte »
L’initiative Jeremie bénéficiant de 15 M€ de crédits Feder (et autant de la Région), le préfet de région, Claude Baland, a rappelé que l’Europe injectait 900 M€, en L.-R., entre 2007 et 2013. « L’Europe aide notamment trois grands projets en région, dont la restructuration du Lido entre Sète et Marseillan, la mise en place d’Internet à haut débit dans l’Hérault, et le développement du port de Sète, qui devrait bénéficier de 15 M€ ». Selon le préfet, la région avait des raisons d’espérer une enveloppe conséquente de l’Europe dans le cadre programme 2014-2020 : « Si on prends le critère du PIB par habitant, on a encore nos chances, puisqu’il est inférieur à la moyenne française !». Présent pour l’occasion, le directeur général de la politique régionale à la Commission européenne, Dirk Ahner, a qualifé le Languedoc-Roussillon de « région qui monte » et expliqué que la Commission réfléchissait à d’autres critères que le PIB par habitant pour l’attribution des aides européennes, ajoutant que le prochain programme pourrait porter sur dix ans. « Nous voudrions davantage travailler avec des instruments comme Jeremie plutôt qu’avec des subventions », a-t-il assuré.