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Languedoc-Roussillon
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Industrie
| 16/07/2013

Jean-François Pilliard (UIMM et Medef) en visite au nouveau pôle de formation des industries technologiques

Jean-François Pilliard, délégué général de l’UIMM et nouveau vice-président du Medef en charge du pôle social, a découvert, mardi 16 juillet, le nouveau pôle formation des industries technologiques du L.-R., tout juste livré dans la ZA Aftalion à Baillargues.
« C’est une conception intelligente, a-t-il déclaré à La Lettre M. Ce centre de formation est situé à proximité d’un projet de résidence qui accueillera des apprentis, de la future gare TER de Baillargues, et d’une zone ludique en devenir. Très souvent, les centres de formation se retrouvent au milieu de nulle part. Là, il est bien intégré à l’environnement. Cela contribuera à l’attractivité. » Pour Jean-François Pilliard, ce pôle formation (9,5 M€ d’investissements) est un « beau symbole d’espoir, de croyance en l’avenir, par rapport à tous ceux qui disent que l’industrie est archaïque et en déclin en France ».

« Notre environnement est durablement bouleversé »

Interrogé sur les propos de François Hollande, qui voit poindre une reprise économique, Jean-François Pilliard a fait part de son scepticisme : « Personne ne peut se satisfaire de perspectives peu encourageantes. Mais on est réservés sur cet optimisme du président de la République. Analyser la situation en disant : "nous traversons un cycle dépressif plus long que les autres fois, mais ça va finir par s’arranger", ça ne correspond pas à la réalité. Depuis 2008, la crise financière a entraîné des mutations très profondes. Notre environnement est durablement bouleversé. La donne est nouvelle. Attention : quand des diagnostics ne correspondent pas à réalité, on se trompe de solution. J’étais au cercle des économistes à Aix-en-Provence, où sont venus plancher les meilleurs experts européens et nationaux. La tendance, sur les dix prochaines années, est une croissance plus lente que celle qu’on a connu avant 2008. On dépend des marchés à l’exportation, et donc de la croissance mondiale (Chine, Inde, Etats-Unis). L’élément de diagnostic qui pèse le plus, c’est l’état de sous-compétitivité des industries, non-prises en compte depuis 20 ans. Les marges sur valeur ajoutée des entreprises sont historiquement basses, à 25 % environ en France pour les activités manufacturières. Il y a 10 points d’écart avec l’Allemagne. Du coup, il n’y a pas d’investissement, peu de création d’emplois, une baisse de confiance et des recettes. »

Réformes structurelles


Le vice-président du Medef a fustigé le niveau de prélèvements obligatoires, « anormalement élevés, à 57 % du PIB » et a insisté sur l’urgence de réformes structurelles : « marché du travail, retraites, assurance-chômage, formation professionnelle et réduction de la dépense ». D’après lui, « tant qu’on n’aura pas mené à bien ces réformes, et même s’il y a un petit regain de croissance, on ne pourra pas relancer l’industrie. Notre industrie est en concurrence avec l’Allemagne pour le grand export. Il faut résorber le différentiel de compétitivité qui nous sépare de l’Allemagne pour conquérir les marchés au grand export. »

Photo : HV

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