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Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 20/06/2014

Jean-François Buet (Fnaim) tire à boulets rouge sur la loi ALUR

Jean-François Buet, président national de la FNAIM (agents immobiliers), a tiré à boulets rouges sur la loi ALUR, ce vendredi midi en marge de l’assemblée générale de la FNAIM de l’Hérault (président : Bruno Cassin), au prétexte que cette loi protégerait excessivement les locataires (recul de la date d’expulsion au 31 mars, loyers encadrés...).
« La GUL (garantie universelle des loyers, applicable début 2016, NDLR), déresponsabilise les gens. De plus, elle ne couvre que 18 mois et que 80 % du montant de loyer de référence de la zone. Par ailleurs, elle ne prendra pas les charges, les frais, l’avocat, l’huissier... Il ne faut pas une sécurité sociale du logement. Ce n’est pas ce que nous voulons. Ce qu’il faut, c’est effacer une partie de la dette avec l’accord du bailleur, par exemple. Des locataires qui ne paient pas, ça peut ‘planter’ des petits retraités propriétaires bailleurs, pour qui ce logement supplémentaire est le placement de leur vie. Depuis 8 mois, les gens qui viennent nous voir pour acheter un appartement et le mettre en location a été divisé par trois. »

L’encadrement des loyers ne résout pas les problèmes de logements

Pour Bruno Cassin « les 2 à 3 % de payeurs indélicats découragent les investisseurs à aller dans la pierre. Ces mauvais payeurs ont donc une part de responsabilité sur le manque de logements mis en location. Que ceux qui ne trouvent pas de logements se disent : arrêtons de protéger ces 2 ou 3 % de locataires de mauvaise foi. Les propriétaires doivent pouvoir retrouver leur logement plus rapidement si le locataire est de mauvaise foi, alors qu’aujourd’hui il lui faut entre trois et quatre ans. »
Jean-François Buet ne voit pas en quoi l’encadrement des loyers va améliorer la situation du logement en France. « Il manque 800 000 logements dans notre pays. Le vrai besoin, c’est construire. Se loger à Paris, par exemple, est devenu impossible. Les niveaux de prix sont insupportables, et le moindre appartement pris d’assaut. Ce n’est pas parce que les loyers seront encadrés qu’on aura plus de logements à louer. Casser le thermomètre ne soigne pas le malade. »

Compétence locale

Pour ce Dijonnais, « le logement doit être de compétence locale. Chacun a son marché, et nous, professionnels, savons où sont les besoins, les déficits, les déséquilibres. » Pour Daniel Boulet (FNAIM Gard), « la règlementation et la fiscalité, c’est ce qui fait le plus peur aux acquéreurs ». En matière d’impôts sur la plus-value, « je ne suis pas sûr qu’une seule personne puisse les comprendre. Et quand on ne connaît pas règles du jeu, que font les gens ? Rien. » Bruno Cassin fustige quant à lui « des taxes foncières parfois délirantes, comme à Bédarieux ». Le poids de la fiscalité est également dans le collimateur d’Alexis Mélidonis (FNAIM L.-R.). « Cela décourage les propriétaires bailleurs, qui se mettent à vendre, voire brader, l’appartement qu’ils louaient. Ces gens-là ne reviendront jamais pour investir dans la pierre. »

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