Investissements, foncier, attractivité… : Jean-Luc Marx, président du Grand Cahors, fait le point
Maire de Cahors et président du Grand Cahors depuis octobre dernier, Jean-Luc Marx évoque pour La Lettre M les grands enjeux économiques de son territoire, dont l’aire d’attraction compte près de 60 000 habitants. Interview d’un ancien préfet devenu maire de ville moyenne.
Quelle politique d’investissement souhaitez-vous porter, à la fois pour Cahors et pour le Grand Cahors ?
J’ai la conviction que nos collectivités, qu’il s’agisse de la Ville de Cahors ou du Grand Cahors, ont un rôle économique majeur à jouer. Car nous le savons, la commande publique est portée en grande majorité par les collectivités locales. Je mesure donc tout l’impact économique que peuvent avoir nos budgets. Tout confondu, nous investirons environ 20 M€ cette année. Je considère que lorsque l’on réaménage les places de la ville, par exemple, nous faisons - aussi - tourner l’économie, car ce sont bien souvent des entreprises locales qui décrochent les marchés.
Pouvez-vous nous citer quelques exemples d’investissements à venir ?
Je pense notamment au projet d’unité d’ultrafiltration de l’eau potable (qui sera implantée à Cahors, sur le plateau du Pech d’Angély, NDLR), dont les travaux doivent débuter à l’automne, pour une livraison prévue en 2026. C’est un projet qui représente un investissement global de 21 M€. Autres exemples : la réhabilitation du pont Valentré ou encore le déploiement de la voie verte lotoise.
Quels sont les perspectives de développement du tissu économique local ?
Elles reposent avant tout sur notre positionnement géographique et sur le potentiel d’accueil que nous offrons. Nous avons du foncier. D’une part, dans le diffus, avec le tissu économique que nous nous efforçons de préserver et de dynamiser à Cahors et autour. Et d’autre part, au sein du parc d’activités de Cahors Sud, qui accueille actuellement près de 1 000 emplois. Cette zone dispose de 3 hectares qui attendent les investisseurs en bordure d’aérodrome – des surfaces qui peuvent intéresser notamment des acteurs évoluant dans le secteur aéronautique -, mais aussi un ensemble de 15 hectares pouvant accueillir un grand projet. Nous nous appuyons sur nos atouts de territoire à dominante rurale mais disposant de pôles urbains bien vivants et d’un réel potentiel commercial.
Quels sont néanmoins les points faibles du territoire ?
Je dirais que ce qui coince, c’est l’attractivité. Parfois, sur certains emplois spécifiques, il est difficile de faire venir les gens dans une ville de 21 000 habitants… Concernant la desserte ferroviaire, nous appelons de nos vœux un retour aux grandes heures du Capitole (un train qui assurait jusqu’en 1991 la liaison entre Toulouse et Paris, en passant par Cahors, NDLR), avec un cadencement adapté. Toujours dans le champ des mobilités, j’ai engagé récemment avec la SNCF des discussions en vue de développer un pôle d’échange multimodal dans la gare de Cahors.











