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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 8/09/2023

Infinite Orbits déménage et muscle ses ambitions

© Pixabay

La société spatiale toulousaine Infinite Orbits, qui déploie des services en orbite, installe ses 30 salariés au centre de la Ville rose. L'entreprise, jusque-là hébergée dans les locaux d'At Home, vise « plusieurs dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaires dans cinq ans », indique à La Lettre M Adel Haddoud, fondateur. Après la mise en orbite géostationnaire d'un premier nanosatellite de 35 kg en avril dernier, Infinite Orbits envisage le déploiement de deux nanosatellites de même taille en 2024 puis 2025, avant la mise en orbite d'un smallsat de 500 kg prévue pour 2026. « Nous souhaitons recruter cinq personnes d'ici à la fin de l'année, principalement des ingénieurs et des chefs de projet », explique le dirigeant.

Un sujet RH qui devient « stratégique » pour la jeune pousse, sur un marché du spatial actuellement en plein développement. « Nous avons la chance d'être une entreprise réellement internationale puisque nous travaillons à 80 % à l'export – principalement en Amérique du Nord et en Asie –, avec une équipe qui compte 18 nationalités différentes », s'enorgueillit Adel Haddoud, qui projette l'implantation d'un bureau commercial aux États-Unis en 2024. « Le cœur de notre activité restera à Toulouse, insiste-t-il néanmoins. Nous comptons un certain nombre de partenaires industriels dans le territoire, dont Mecano ID. »

Avec ou sans accostage
Les trois premiers nanosatellites mis en orbite par la start-up toulousaine seront dédiés à des missions de surveillance et d'inspection sans intervention directe sur le satellite client, tandis que le futur smallsat, lui, devrait réaliser un véritable « accostage ». Objectif ? Rendre des services plus complexes, comme la maintenance en orbite, le changement d'orbite, la gestion de la fin de vie, la réparation, l'extension de vie ou encore l'ajout d'une charge utile. Dans les deux cas, la société se base sur « une même brique technologique brevetée, le "rendez-vous spatial", qui permet de retrouver puis de se rapprocher d'un autre actif déjà mis en orbite, et ce avec des coûts contrôlés », précise le dirigeant.

Née en 2017 sur les bancs de l'Université de Columbia en collaboration avec l'Université de Stanford, aux États-Unis, la start-up a pour clients des opérateurs satellitaires mais aussi des agences spatiales. Ses nouveaux locaux toulousains seront inaugurés le 6 septembre.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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