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Immobilier
| 1/02/2019

Immobilier d'entreprise : transactions doublées dans l'agglomération nîmoise en 2018

26 200 m2 de bureaux ont été commercialisés dans l'agglomération nîmoise en 2018. « C’est deux fois plus qu’en 2017, souligne David Retourna, en charge de l’observatoire établi par l’Agence d’urbanisme région nîmoise et alésienne présenté le 1er février dans les locaux de Nîmes Métropole (président : Yvan Lachaud). « 50 % de ces bureaux ont été placés auprès d’acteurs publics », nuance-t-il. Il s’agit notamment de l’extension du Colisée, hôtel communautaire de Nîmes Métropole, et du PGB 123 acquis par le Département du Gard (président : Denis Bouad). Ainsi, en ôtant les transactions réalisées auprès des collectivités, l’année 2018 reste dans la continuité de 2017 pour les locations et ventes de bureaux, « assez moyenne, estime Michel Peinado, directeur associé d'Arthur Loyd Montpellier & Nîmes. La bataille du tertiaire face à de grandes métropoles telles que Montpellier ou Marseille est perdue d’avance, poursuit-il. Il faut se démarquer par l’innovation et la redéfinition de notre parc tertiaire. L’offre doit être capable de générer la demande et pas l’inverse. » Le prix au m2 est également un facteur sur lequel l’agglomération nîmoise peut faire la différence. « L’étau se resserre avec Montpellier, mais les tarifs restent inférieurs. »
Bonne année pour les locaux d’activités et logistiques : 92 500 m2 ont été placés en 2018, soit environ 30 % de plus qu’en 2017 et que la moyenne nationale. « La logistique a un vrai potentiel en termes de création d’emploi, commente Michel Peinado. Il faut que les collectivités travaillent à créer cette offre d’activité de pointe, de haute technologie… », où le territoire de Nîmes et son agglomération ont une carte à jouer. Quant au foncier d’entreprise, 18 ha de terrains ont été commercialisés l’année dernière (18 transactions), après 5,2 ha en 2017 et 3 ha en 2016. Un bond qui s’explique par la vente de lots de 5 ha à des logisticiens et des activités de messagerie. Les transactions ont principalement porté sur les actiparcs de Nîmes (Grézan, Mitra, Bouillargues, Georges Besse). Ainsi, l’offre de foncier disponible à fin 2018 est de 48 ha. « C’est la première fois que l’offre baisse aussi vite », précise David Retourna. Une disponibilité de foncier d’entreprise sur les quatre ans à venir. « Ce chiffre nous désole car il faut une dizaine d’années pour produire du terrain d’activités », indique Jacques Burguière, directeur du développement économique pour Nîmes Métropole. Parmi les opportunités de foncier d’entreprises identifiées pour les années à venir : l’extension de l’Actiparc Grézan (Grézan V) sur 30 ha, la possible extension de l’Actiparc Mitra au sud, les opportunités d’implantations sur 60 ha du terrain d’Oc’Via (discussions en cours avec Nîmes Métropole pour l’acquisition du terrain) ou encore Magna Porta, dont 50 des 150 ha au total pourraient accueillir de l’activité.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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