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| 26/08/2024

Hervé Penan (TSM) : « Avec le label Equis, notre attractivité s'est accrue »

© TSM

Alors que le master Finance de Toulouse School of Management (TSM) vient de faire son entrée dans le prestigieux classement du Financial Times, Hervé Penan, directeur de l’école toulousaine (3 000 étudiants dont 1 000 en alternance, 60 enseignants-chercheurs, 1 000 diplômés par an), revient pour La Lettre M sur sa stratégie de développement. Interview exclusive.

Comment se porte TSM ?
Nous sommes très satisfaits car nous recueillons aujourd'hui le fruit de notre travail, notamment celui engagé ces quatre dernières années, dans le champ de la recherche comme dans celui de l’enseignement. Côté recherche, nous avons mené une réflexion afin de structurer nos travaux en quatre grands thèmes : le bien-être et la santé, l’innovation et les technologies, l’environnement et la RSE, et enfin, un axe marché, organisations et comportements. Nous sommes une école tournée vers la recherche ; c’est ce qui nous distingue. Nous sommes ainsi organisés en miroir, de façon cohérente, avec cinq départements d’enseignement et cinq départements de recherche. C’est d’ailleurs cela qui nous a permis d’être labellisés Equis. 

Ce label européen, qui atteste de la qualité des écoles de commerce et de gestion, vous a été accordé en octobre dernier. Ressentez-vous déjà ses premiers effets ? 
Tout à fait. D’une part, c’est une grande satisfaction pour notre institution et un facteur de cohésion très important. Par ailleurs, nous étions déjà bien placés sur Parcoursup, mais cela a accru notre attractivité. Avant Equis, en 1ère année de licence, nous attirions – pour 200 places annuelles – environ 3 000 candidats. Désormais, c’est plus de 5 500. Et tandis qu’auparavant, les candidats avaient obtenu des mentions « très bien » au baccalauréat pour 65 % d’entre eux, maintenant, nous atteignons les 90 % ! Nous retrouvons d'ailleurs un phénomène comparable en 3e année et en master. Enfin, Equis nous a permis de développer notre empreinte internationale en attirant davantage d'étudiants étrangers, mais aussi en envoyant plus d'étudiants à l’étranger. En un an, nous aurons signé une trentaine de nouveaux partenariats avec des établissements de haut niveau situés dans d’autres pays. 

Quelles synergies nouez-vous avec les autres entités de l’université toulousaine ? 
Disons-le honnêtement : nous sommes très fiers d’être une école au sein de l’Université Toulouse 1 - Capitole, qui est d’une grande homogénéité. Avec la faculté de droit et Toulouse School of Economics (TSE), nous travaillons sur des projets communs, sur la base d’une solide culture de la coopération. Avec TSE, nous copublions des articles scientifiques en finance, en ressources humaines, en marketing, en stratégie… Notre collaboration avec nos collègues juristes est plutôt liée à l’enseignement, avec notamment une double licence et un double master droit/gestion. Nous travaillons par ailleurs étroitement avec Sciences Po Toulouse et avec les écoles d’ingénieur du territoire. 

Votre master Finance vient d’intégrer le classement du Financial Times, à la 42e place sur 65. C’est une reconnaissance ? 
Absolument ! Une reconnaissance internationale de la qualité de notre formation ; la seule formation publique française qui figure dans ce classement. Nous étions conscients du niveau de notre formation, combinant rigueur académique et application pratique, mais compte tenu de notre taille réduite, il a fallu attendre d’être accrédités Equis pour pouvoir candidater. Nous sommes très heureux de cette reconnaissance. 

Propos recueillis par Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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