Hérault/Institutions – Le conseil général obtient l’appui de 334 communes contre « la folie de toucher à nos départements »
Lancée initialement par André Vezinhet pour exposer les investissements du conseil général en 2009 et faire un point sur les travaux de la commission Balladur, la réunion qui invitait les 343 maires du département a tourné au réquisitoire contre les premières mesures supposées de cette même commission. « Jamais le Département n’a été aussi incontournable, et jamais il n’a été aussi attaqué » entame un André Vezinhet galvanisé par le soutien de 334 conseils municipaux sur les 343 de l’Hérault dans sa démarche pétitionnaire contre la suppression du Département, ainsi que de 17 000 signataires sur le site internet du conseil général. « Pourtant on nous annonce des conseillers territoriaux à double casquette, départementaux et régionaux. C’est l’annonce de la suppression d’un des deux échelons, plutôt le Département. Or, moi je continue à être de ceux qui pensent que 36 000 communes, c’est une chance extraordinaire pour la démocratie française. Et que l’aménagement du monde rural se fait autour du couple Ville-Département, l’agglomération se repliant naturellement sur son territoire, alors que la Région est l’interlocuteur par excellence du contexte européen ».« Vous êtes pour le statu quo »Un satisfecit général envoyé à chacun, et critiqué lors du débat par Gilles d’Ettore, maire UMP d’Agde et président de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée, pourtant signataire de la pétition : « Au fond, vous n’êtes pour aucune amélioration, alors que je pense qu’une réforme des institutions est voulue par nos concitoyens. Le millefeuille administratif est une réalité. Et encore, on n’a pas parlé des syndicats mixtes ou des pays… Nous avons aujourd’hui des cantons qui vont de 1 000 à 48 000 habitants. Est-ce bien raisonnable ? ».Montpellier demande de l’aide aux conseillers générauxAprès que Kléber Mesquida, premier vice-président du conseil général, a souligné que la fin éventuelle de la clause de compétence général est le volet qui l’inquiète le plus, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, a prêché pour sa paroisse : « Dans le projet, plusieurs villes apparaissent comme métropoles (*). Montpellier n’y est pas, alors que je suis la huitième ville de France. Cela veut dire que demain, nous serons les satellites de Marseille ou de Toulouse. On ne peut pas retirer d’un trait de crayon Montpellier de la liste des métropoles. C’est à mon tour donc, de demander votre soutien ». Un engagement obtenu à l’applaudimètre.F.D.*Les huit métropoles retenues sont Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nice, Strasbourg et Nantes.










