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| | 15/05/2009

Hérault/Agriculture - Les agriculteurs héraultais interpellent Chantal Jouanno sur le photovoltaïque

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs ont interpellé jeudi matin la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, venue inaugurer le siège social des Parcs nationaux de France, sis à Agropolis. L’un des techniciens du cabinet de la secrétaire d’Etat a ensuite rencontré les agriculteurs pendant plus d’une heure. Ceux-ci demandent notamment que les terres destinées aux fermes photovoltaïques conservent leur caractère agricole, afin de préserver des terres de culture, mais aussi afin de garantir un revenu complémentaire à la profession. « Le cadre légal est flou et demande à être précisé, estime Michel Pontier, de la FDSEA. Rien que dans notre département, sur les 91 000 hectares de terres labourables, 60 000 sont abandonnés. » « Il faut pour le photovoltaïque privilégier les terres dont la valeur agronomique est moindre, souligne Jean-Pierre Vailhe, secrétaire général. Il n’est pas question de mettre des panneaux sur toutes les terres non cultivées. » Une manière aussi de rappeler que la lettre envoyée au préfet en septembre, et faisant part des mêmes interrogations, n’avait jamais obtenu de réponse.HVE, l’Hérault veut être piloteLes représentants locaux se sont également porté candidats pour que le département montre l’exemple dans une démarche d’agriculture à Haute valeur environnementale (HVE). « L’Hérault a tous les atouts pour montrer l’exemple, note Denis Carretier, président de la FDSEA. Nous avons besoin d’un appui médiatique et financier de la part du gouvernement, pour mettre en exergue nos forces, pour porter une démarche de labellisation transversale de bonnes pratiques, pour aller plus loin dans une agriculture respectueuse de l’environnement. Notre agriculture plutôt extensive, notre climat, nos circuits courts de distribution, notre pôle de recherche en agronomie, nous placent en bonne position par rapport à d’autres régions. » Pour le financement, les agriculteurs héraultais espèrent que les taxes graduelles sur les produits phytosanitaires (Redevance pour pollution diffuse pour laquelle la loi de finance 2009 prévoit une augmentation des taux d’ici à 2011) seront réaffectées à l’agriculture, et à financer une telle expérience sur leurs terres. Des démarches dans le sens du Grenelle, qui pour les agriculteurs nécessitent avant tout l’harmonisation des normes européennes sur les produits phytosanitaires. « Comment voulez-vous expliquer à nos exploitants que les Espagnols peuvent utiliser des produits moins chers, interdits chez nous ? s’indigne Jean-Pascal Pelagatti, membre des Jeunes agriculteurs. Il faut imposer les normes à tous les produits en marchés, ou les interdire. »C. D.

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