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Languedoc-Roussillon
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| 28/01/2010

Hélène Mandroux appelle à un rassemblement de la gauche et des écologistes contre Georges Frêche

Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, a appelé jeudi soir, lors d’une déclaration lue pendant un point presse, à un rassemblement de la gauche et des écologistes en vue des élections régionales de mars contre la candidature du président sortant Georges Frêche.Dans un entretien publié jeudi par L’Express, Georges Frêche (divers gauche) explique que voter pour Laurent Fabius lui « poserait un problème parce qu\'il a une tronche pas catholique » - propos faisant allusion, selon ses accusateurs, aux origines juives de l\'ancien Premier ministre socialiste.

« La première secrétaire du Parti socialiste me demande officiellement (dans un communiqué diffusé jeudi après-midi, ndlr) de conduire une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes en Languedoc-Roussillon, a déclaré Hélène Mandroux. Aujourd’hui, après les nouveaux propos inacceptables de Georges Frêche, il n’est plus possible pour la gauche de laisser ce nouveau débordement nous amener à la défaite. Chacun est placé devant sa conscience. J’accepte la proposition de Martine Aubry de conduire une liste aux prochaines élections régionales et j’appelle tous les socialistes, toutes les composantes de la gauche et les écologistes à venir me rejoindre sans arrière-pensée, sans calcul, avec la seule volonté de faire gagner la gauche et de faire gagner le Languedoc-Roussillon. Ses habitants ont besoin d’une gauche ancrée sur ses valeurs, pour résister face aux conséquences de la crise et de la politique de Nicolas Sarkozy. Notre région a besoin d’une gauche rassemblée, forte de ses valeurs républicaines, prêtes à protéger nos concitoyens et à préparer l’avenir. Tout ce qui fonde mon engagement en politique repose sur la fidélité absolue à ces valeurs. Le respect de la personne en est une et je ne transigerai jamais là-dessus. Je demande donc au bureau national du Parti socialiste de valider ma démarche. C’est en portant haut les valeurs de la République que nous gagnerons ensemble. »

Hélène Mandroux sera investie mardi prochain

Georges Frêche est exclu du PS depuis janvier 2007 pour des propos relatifs à une trop forte proportion, selon lui, de joueurs ‘Black’ en équipe de France de football. Début décembre, le PS n’a pas officiellement investi sa liste, sans pour autant décider de la création d’une liste alternative, Georges Frêche ayant été plébiscité par les militants socialistes du Languedoc-Roussillon.

« Après la nouvelle indignité dont s\'est rendu coupable Georges Frêche, je proposerai au bureau national du 2 février de demander à Hélène Mandroux, de conduire une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes en Languedoc-Roussillon », indique Martine Aubry dans son communiqué. « L’honneur de la gauche est en cause. Pour la République, pour leur région, devant les Français et devant leur conscience, tous les socialistes, tous les militants et sympathisants de gauche, tous les écologistes en Languedoc-Roussillon doivent construire cette alternative. »

L’empire Frêche contre-attaque

Dans un communiqué diffusé dans la matinée, Georges Frêche a affirmé qu’« interrogé sur le non-soutien de Laurent Fabius à mon endroit », il avait « répondu par une expression populaire utilisée par tous les Français depuis des siècles. Celle-ci exprime le manque de confiance que j’ai à son égard depuis le Congrès de Rennes de 1990 et pas autre chose. À Paris, se servir de mes propos, les déformer à dessein, devient la principale occupation de certains dirigeants en panne d’idées. C’est devenu un sport national que de taper sur Georges Frêche. Les habitants du Languedoc-Roussillon qui me connaissent savent combien cette caricature, qui vire à la chasse à l’homme, est dérisoire. Comme le dit le dicton populaire hérité de Voltaire : ‘Gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis je m’en charge’. »

Les têtes de listes socialistes et responsables fédéraux du PS en Languedoc-Roussillon (Didier Codorniou, Damien Alary, Alain Bertrand, Christian Bourquin, Robert Navarro, Fabrice Verdier, Jacques Cresta et Éric Andrieu) ont publié un communiqué commun dans l’après-midi pour « dénoncer les basses manœuvres de certains membres de la direction nationale du PS, qui veulent aujourd’hui duper les militants et l’électorat socialiste du Languedoc-Roussillon avec la complicité tacite des Verts. » Selon eux, « Georges Frêche a été massivement investi par les militants du Languedoc-Roussillon avec Didier Codorniou, Premier des Socialistes. Une petite minorité n’a jamais accepté ce verdict démocratique et a cherché depuis à déstabiliser la seule liste capable de battre la Droite et le Front National, nos seuls adversaires dans cette élection. » Ils « réaffirment avec force » leur « entière solidarité avec Georges Frêche honteusement attaqué et nous allons poursuivre ensemble le combat que nous avons engagé pour faire triompher la Gauche les 14 et 21 mars prochain en Languedoc-Roussillon. »

En 2004, lorsqu’il a été élu président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche avait cédé le fauteuil de maire de Montpellier, qu’il occupait depuis 1977, à Hélène Mandroux.

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